​E-commerce : le gouvernement mexicain s’associe avec le chinois Alibaba

Le gouvernement mexicain annonce la signature d’un accord avec le géant chinois de la vente en ligne Alibaba, pour vendre les productions mexicaines sur le marché chinois. Annonce qui intervient alors que le Mexique cherche de nouveaux débouchés à l’export face aux menaces américaines contre l’Alena.

Jack Ma, fondateur d'Alibaba, et le président mexicain, Enrique Pena Nieto - Reuters

Un enjeu de taille qui était au centre de la visite officielle du président mexicain Enrique Pena Nieto en Chine en début de semaine. Donald Trump menace depuis son élection de rompre l’accord de libre-échange nord-américain sur lequel repose 1,2 milliard de dollars d’échanges annuels. Le Mexique, dont les Etats-Unis sont le premier client, est donc en quête d’alternative.

Et la Chine serait en la matière le premier choix du Mexique. Notamment depuis que l’Accord de libre-échange transpacifique, conçu par l’administration Obama pour faire contrepoids face à la Chine sur la zone, a été enterré. Ironiquement, les menaces contre l’Alena pourrait unir les deux pays les plus ciblés par l’administration Trump : le vice-ministre chinois du Commerce a évoqué avec la président mexicain un projet de libre-échange sino-mexicain.

Le Mexique n’est pas le seul à s’inquiéter pour ses débouchés. Pour l’AAFA (Association américaine de l’habillement et du footwear), le textile américain sera la victime collatérale de la guerre menée par la Maison-Blanche au déficit commercial Etats-Unis/Mexique. Déficit dans lequel le retail ne pèserait qu’à hauteur de 15 %. L’idée est de taxer à 20 % les produits importés du Mexique en vue de financer le mur frontalier promis durant la campagne présidentielle américaine par Donald Trump.

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