Adidas : objectifs remplis en 2006, mais Reebok à relancer en 2007

Le numéro deux mondial des équipements sportifs, l'allemand Adidas, a rempli ses objectifs 2006 mais confirmé s'attendre à une hausse plus modérée du bénéfice net en 2007 en raison de la mauvaise passe traversée par la filiale américaine Reebok.



Le bénéfice net part du groupe a bondi de 26,1 % à 483 millions d'euros en 2006, a annoncé Adidas dans un communiqué, pour un résultat attendu entre 480 et 490 millions d'euros.

Le chiffre d'affaires, dopé par l'intégration de Reebok, dépasse comme prévu les 10 milliards pour atteindre 10,084 milliards d'euros, en hausse de 52 %.

Sans la prise en compte de Reebok, le chiffre d'affaires affiche une hausse de 14 %, ce qui correspond "à la plus forte croissance organique du groupe depuis huit ans", a souligné le président du directoire Herbert Hainer selon le texte d'un discours prononcé à l'occasion de la conférence de presse annuelle du groupe.

La marque aux trois bandes a notamment profité des retombées de la Coupe du monde de football 2006 l'été dernier en Allemagne. La marque d'équipements de golf, Taylor Made, s'est de nouveau bien comportée, avec un chiffre d'affaires en hausse de 21 %.

"2006 a été une année passionnante pour le groupe Adidas. Nous avons renforcé notre portefeuille de marques avec l'acquisition de Reebok et pour la première fois de l'histoire de notre entreprise atteint un chiffre d'affaires de plus de 10 milliards d'euros", a commenté Herbert Hainer.

L'année en cours sera moins florissante, à cause de Reebok justement, qui souffre d'une érosion de ses commandes notamment dans le segment "lifestyle". L'an passé, le chiffre d'affaires de la filiale a reculé de 9 %.

Pour la remettre rapidement sur pied, Adidas a décidé d'investir massivement dans la marque, essentiellement dans le marketing, le développement des produits et la communication.

Il a en conséquence abaissé à quelque 15 % son objectif de hausse du bénéfice net pour 2007, contre 20 % auparavant. Cette nouvelle prévision, faite en novembre, a été confirmée mercredi 7 mars.

Le redressement de Reebok va de pair avec l'objectif affiché par le groupe d'affronter son grand rival américain Nike sur son marché de prédilection. Herbert Hainer continue à "croire fermement a une croissance continue du groupe sur le marché nord-américain", en s'appuyant sur le nouveau président de la filiale américaine, Patrick Nilson, et grâce à sa nouvelle stratégie de marketing et de service client.

Le marché asiatique est également dans la ligne de mire du groupe, notamment la Chine, la Corée et l'Inde, qui a déjà cru de 35 % en chiffres d'affaires en 2006, une tendance que le groupe espère accentuer à l'occasion des JO de Pékin en 2008.

Pour ce faire, Adidas va lancer une nouvelle campagne mondiale de publicité : "nous allons nous repositionner clairement sur la performance et le côté purement sportif", a précisé le président.

Sur le seul quatrième trimestre de l'an passé, le groupe est sorti du rouge pour afficher un bénéfice net de 13 millions d'euros, a-t-il aussi précisé. C'est moins bien que prévu par les analystes interrogés par l'agence financière AFX News, qui misaient sur un résultat de 19 millions.

Le chiffre d'affaires trimestriel s'est étoffé de 47,8 % à 2,25 milliards euros, gonflé par l'intégration de Reebok, faisant un peu mieux que les 2,210 milliards prévu par les analystes.

Adidas va proposer le versement d'un dividende de 0,42 euro par action au titre de 2006, soit une hausse d'environ 27 % comparé à l'année d'avant, a-t-il aussi indiqué.

La Bourse de Francfort a sanctionné ces résultats, jugeant que les bénéfices auraient pu croître un peu plus grâce aux retombées de la Coupe du monde de Footbal, qui a eu lieu l'été dernier en Allemagne. L'action était lanterne rouge, perdant 2,32 % à 34,6 euros à 08h40 GMT, dans un marché en hausse de 0,19 %.

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