Atelier NA affirme ses ambitions européennes

En 2011, le challenge semblait un peu fou : développer une nouvelle enseigne dédiée à l’homme proposant du sur-mesure à un tarif concurrentiel. Avec une technologie de prise de mesure numérique dans une cabine 3D et une unité de production, leur appartenant, en Chine, François Chambaud et Nicolas Wolfoski ont réussi leur pari.

L'enseigne veut développer son réseau en Allemagne. - Atelier NA

Atelier NA compte aujourd’hui 17 boutiques en France dont 11 dans Paris et sa couronne, avec les ouvertures récentes de l’avenue Marceau, à Boulogne et Levallois. Des points de vente qui proposent des chemises à partir de 49 euros et des costumes à compter de 395 euros. La société revendique la production de 4 000 à 5 000 chemises et 1 200 à 1 500 costumes chaque mois.

L’enseigne a même débuté l’an passé un développement dans de nouveaux territoires et possède huit points de vente hors de France. Après s’être testée au Luxembourg et en Belgique, l’enseigne (qui se nommait à ses débuts Les Nouveaux Ateliers, mais qui s’est rebaptisé pour attaquer l’export) a ouvert ses premières boutiques en Allemagne à Berlin, Düsseldorf et Francfort.

« Ce qui est une force de notre concept, c’est que la demande est forcément différente entre les boutiques de Berlin et de Marseille, mais que chaque client choisi ce qu’il souhaite porter, explique François Chambaud. Nous n’avons pas de problème de collection. Ils choisissent le tissu qui correspond au style et au climat. Et nos conseillers leur permettent de faire les meilleurs choix. C’est un point essentiel. Le numérique sans conseil ne peut pas réussir. En Allemagne, nous devons atteindre six boutiques pour commencer à avoir un effet de maillage suffisant pour activer le marketing sur les réseaux sociaux. »

Atelier NA développe son offre manteaux et pourrait ensuite proposer des trenchs - Atelier NA

Atelier NA cible des ouvertures dans les prochains mois à Hambourg, Munich, Stuttgart et Cologne. L’enseigne vise aussi une première boutique à Londres en 2018. « Nous avons mis entre parenthèses notre première ouverture londonienne car nous attendions de voir ce qu’il se passerait avec le Brexit, précise François Chambaud. Nous avons des livraisons chaque semaine donc cela nécessite de maîtriser les problématiques de taxes et d’entrée des marchandises sur le territoire. Mais toutes les grandes marques sont à Londres. Et entre les détaillants qui font les cinq chemises à 100 livres et les maîtres du sur-mesure, nous pensons avoir une place à prendre. Notre ambition est d’être leader européen sur notre créneau en 2020. »

Pour atteindre cet objectif, Atelier NA prévoit une dizaine d’ouvertures par an entre la France et l’Europe. Une expansion du réseau que ses propriétaires, qui verront l’an prochain le fonds ISF sortir du capital, entendent continuer d’autofinancer… tout en restant attentif à la possibilité de faire entrer un fonds minoritaire. Les propriétaires ne divulguent pas leur chiffre d’affaires, mais annoncent une croissance de 60 % par rapport à l’année précédente et une activité rentable.

Au-delà du développement de son réseau, l’enseigne étend également son offre. Elle propose cet automne des manteaux à partir de 595 euros. Atelier NA renforce aussi son offre avec l'entrée du tisseur français Dormeuil, en plus des drapiers Drago, Loro Piana et Holland & Sherry. La marque fonde aussi de grands espoirs dans l'arrivée des tissus de l'entreprise française Induo pour ses chemises. Ce coton respirant possède de fortes propriétés déperlantes et l'enseigne pense séduire un peu plus sa clientèle business avec ces chemises à 119 euros.

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