Beauté sélective : les fêtes de fin d’année font gagner un point au secteur

En France, en 2017, le marché de la beauté sélective a pesé 3 milliards d’euros. Un chiffre en déclin de 1 % comparé à 2016, indique le groupe d’études NPD. Ce recul a cependant été pondéré par les belles performances des deux derniers mois de l’année. En effet, la période des achats de Noël - qui a débuté avec l’opération Black Friday - a été particulièrement profitable puisque 30 % des ventes annuelles du secteur ont été réalisées entre novembre et décembre.


Les masques continuent d'avoir le vent en poupe dans les rayons du sélectif, ici ceux de la marque Peach & Lily - Peach & Lily

« Les tendances de la parfumerie sélective s’améliorent légèrement par rapport à l’an passé, mais le secteur reste confronté à une concurrence croissante et à un pouvoir d’achat des ménages qui ne s’améliore pas suffisamment pour redynamiser le marché », indique Mathilde Lion, experte beauté Europe au sein du NPD Group.

Quelques segments connaissent toutefois de beaux jours et pourraient continuer à faire frémir positivement le marché en 2018. C’est notamment le cas des masques qui, influencés par la K-Beauty (les marques venues de Corée du Sud), ont vu leurs ventes augmenter de 12 % en 2017. Côté maquillage, les produits pour les lèvres ont maintenu leur dynamisme avec une croissance des ventes de 3 %. Et si les ventes de rouge à lèvres ont augmenté de 2 %, le gloss, certainement porté par les lancements et les innovations, enregistre des ventes en hausse de 15 %. Les parfums ont aussi participé à la croissance du secteur grâce aux eaux de parfum, dont les ventes ont crû de 3 %, confirmant une préférence des consommateurs pour des fragrances plus concentrées.

Autre tendance de fond, et non des moindres, les ventes en ligne qui ont bondi de 27 % en 2017. A contrario, les ventes des magasins physiques ont reculé de 3 %. Dans le détail, les ventes de maquillage en ligne ont augmenté de 44 %, celles des parfums de 22 % et celles des soins 29 %. 

Et Mathilde Lion de conclure : « Le potentiel de l’e-commerce sur la beauté est énorme même si nous sommes encore très loin en France de ce que ce circuit peut représenter dans d’autres pays, comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. À date, la montée en puissance du online ne compense pas complètement les pertes des magasins physiques. Pourtant, les consommateurs, et notamment les jeunes, aiment se rendre en magasin... Tout se jouera donc sur l’expérience, le conseil et la personnalisation du service qu’ils pourront trouver en point de vente ».

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