Brexit : Next anticipe un impact négatif en 2017

Le groupe d'habillement britannique Next a prévenu mercredi que l'année à venir serait difficile à cause d'une faiblesse du pouvoir d'achat des ménages et d'une hausse des prix des vêtements importés, sur fond de dépréciation de la livre consécutive au Brexit.
Ligne « Grandes Occasions » - Next

Dans un rapport d'activité portant sur les deux mois précédant Noël, le groupe a expliqué avoir subi un effritement de ses ventes et ajouté que son chiffre d'affaires devrait avoir reculé d'environ 1 % au cours de l'ensemble d'une année 2016 qualifiée de difficile.

Au-delà, il a prévenu que les dépenses des ménages pour l'habillement et les chaussures devraient continuer de baisser l'an prochain.

« Nous pourrions constater une nouvelle compression des dépenses au moment où l'inflation va commencer à éroder la hausse du pouvoir d'achat », a expliqué Next, une chaîne de vêtement très connue au Royaume-Uni où elle réalise la majeure partie de son activité.

« Suite à la dépréciation de la livre, nous prévoyons une hausse des prix des vêtements, de pas plus de 5 % toutefois. Nous pensons que cela va faire reculer notre chiffre d'affaires d'environ 0,5 % », a ajouté le groupe.

Au final, il prévoit que son bénéfice avant impôt soit compris entre 680 et 780 millions de livres (800 et 920 millions d'euros) en 2017, soit en-dessous des 792 millions de livres attendus pour l'année écoulée.

La livre sterling a dégringolé après la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne lors du référendum du 23 juin - les cambistes goûtant peu aux incertitudes liées à ce processus complexe.

Cette dépréciation entraîne une hausse des prix des produits importés et devrait nettement élever l'inflation au Royaume-Uni: après avoir été peu ou prou nulle en 2015, la hausse des prix dépasse désormais le rythme annuel de 1 % et devrait approcher les 3 % d'ici à la fin de l'année, d'après la Banque d'Angleterre.

La plupart des économistes s'attendent à ce que ce décollage nuise au pouvoir d'achat des ménages, à la consommation et in fine à la croissance du Royaume-Uni, qui s'est maintenue jusque-là à un rythme vigoureux malgré la situation nouvelle créée par la décision de quitter l'UE.

Les négociations formelles de sortie de l'union doivent débuter d'ici à la fin mars entre Londres et Bruxelles, espère le gouvernement britannique.

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