Claudie Pierlot mise à son tour sur l’accessoire

Il y a quelques semaines, commentant le processus d’introduction en bourse de SMCP, Daniel Lalonde, son président, a évoqué ce qu’il qualifie de troisième chapitre de l’histoire du groupe : la globalisation de ses marques, à la fois dans leur offre et leur représentation internationale. Et s’il a précisé que Sandro et Maje sont plus avancées dans cette direction, cela ne signifie pas pour autant que Claudie Pierlot en est loin. La marque avance même à la vitesse supérieure désormais, s’armant progressivement comme ses grandes sœurs. En témoigne le lancement en cette rentrée, une ou deux saisons après Sandro et Maje, de ce que le groupe considère comme indispensable à une marque globale : un sac bestseller.

 
 
Baptisé Anouck, ce sac lancé en magasins à la mi-septembre n’est pourtant pas le premier pour la marque. Celle-ci a déjà développé des lignes de maroquinerie, mais aucune soutenue par des investissements en communication et une telle mise en avant. Une volonté d’ériger celui-ci au rang de bestseller, et surtout d’asseoir son image à travers lui.
 
Car ce sac à main, décliné en plusieurs coloris et formats, reprend les codes revendiqués aujourd’hui par la marque : classique dans sa forme, donc intemporel, BCBG dans ses contours et finitions, avec un anneau-bijou rappelant l’équitation ou les portes d’immeubles chics parisiens, mais avec un twist. Ce twist, c’est la vente à ses côtés en point de vente de foulards, du plus classique au plus chatoyant, que la marque encourage à nouer autour des anses ou même autrement, comme la petite touche de personnalité en plus. Vendu entre 250 et 300 euros (auxquels il faut ajouter entre 45 et 65 euros pour un foulard), le sac se positionne comme le prêt-à-porter de Claudie Pierlot, sur le segment du haut de gamme accessible.
 
Fortement relayé, ce lancement est notamment au centre de la campagne automne-hiver 2017/18 et porterait déjà ses fruits. « Les résultats sont très bons depuis le lancement, assure Isabelle Allouch, directrice générale. Nous n’étions pas loin de notre objectif de 10% d’accessoires parmi nos ventes, il devrait nous permettre de le dépasser », ajoute-t-elle.
 
Un relais de croissance parmi d'autres pour la marque, puisque celle-ci connaît depuis plusieurs années une croissance annuelle de son chiffre d’affaires d’environ 30 %, un niveau encore attendu pour 2017, comme l’a affirmé la dirigeante à FashionNetwork.com Premium. Une progression en comparable, via ses efforts en matière d’image et d’offre, mais aussi grâce au déploiement de son réseau, aujourd’hui chiffré à 200 points de vente, équitablement répartis entre corners et boutiques.
 
Sont ainsi attendues plusieurs ouvertures dans les semaines à venir, à Milan (via Manzoni), à Rome (la Rinascente), à Bastia, à Alicante, à Troyes (outlet), mais aussi en Asie, le nouveau cap de développement fixé par la marque. Des boutiques qui ont par ailleurs vu leur concept évoluer cette année. Les codes parisiens ont été revus dans une nouvelle dimension plus chaleureuse, pour créer l’impression d’être accueilli « chez une copine », avec une cheminée, des livres, une table, des assises et même des photos personnelles prises par la fondatrice. Claudie Pierlot, aujourd’hui disparue, reste  la première inspiratrice de la marque à laquelle elle a donné son nom en 1984, bien avant le rachat en 2009 par ce qui est devenu ensuite le groupe SMCP.

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