Cottweiler, le nouvel esprit sportswear et tailoring

Remarqué sur les podiums à Londres l’année dernière, à l’occasion de son tout premier défilé, puis lors de sa nomination au LVMH Prize l'année dernière, le duo formé par Ben Cottrell et Matthew Dainty présentait la semaine dernière sa collection capsule automne-hiver réalisée en partie avec le concours du Woolmark Prize (dont ils ont été les gagnants en début d'année) à la boutique l’Eclaireur de la rue de Sévigné.



L’occasion pour les deux designers de revenir sur un parcours commencé il y a 12 ans du coté de Bristol, à l’Université de West England, et prolongé après leurs études auprès de Kim Jones pour Matthew (dans le cadre de sa collaboration avec Umbro), pendant que Ben se formait à l’esprit Savile Row chez Ozwald Boateng.

Concentré ensuite sur le développement de sa marque Cottweiler – un mix entre le nom de famille de Ben et du nom de jeune fille de la mère de Matthew -, le duo séduit pour sa première saison le marché japonais, « les premiers à réagir et à aimer notre esprit sportswear et tailoring », explique Ben.

Leur marque est un mix de leurs deux personnalités et de leurs influences : « Nous avons tous les deux grandi dans un univers sportswear, fascinés par les sports dont le football, entourés de mecs pour qui la mode était 100 % sport ». Les deux créateurs tentent aujourd’hui de redéfinir de façon plus élégante cette mode en injectant esprit tailoring et matières techniques.

Inspirée par la thématique du voyage, leur collection hiver 2017 propose un esprit avant-tout fonctionnel, marqué par (leur) obsession d’aller chercher de nouvelles matières – synthétiques, nylon, laine mérinos aussi -, toujours respirantes, en respect avec le corps, la peau, et aux détails et connotations parfois sexuels – avec des références au bondage entre autres – « que certains peuvent décrypter et d’autres pas » ajoutent-ils.

Fabriquant ses collections au Royaume-Uni, en Italie et au Portugal aussi, Cottweiler impose depuis plusieurs saisons son style dans une cinquantaine de points de vente dans le monde – Japon et Chine parmi les marchés les mieux représentés -, l’Eclaireur et le Printemps à Paris, mais aussi Dover Street Market et Opening Ceremony aux Etats-Unis, la marque étant représentée par Nana Suzuki pour la partie showroom.

Entourés d’une dizaine de personnes, les créateurs, qui fonctionnent en indépendants, revendiquent une mode universelle, « notre intérêt étant de rester le plus longtemps possible sans nous attacher absolument aux tendances et sans subir la pression de l’industrie de la mode ».

Après une collaboration avec la marque Reebok en janvier dernier – prêt-à-porter et chaussures vendus actuellement au Printemps -, les créateurs réfléchissent à d’autres partenariats et sont présents à l’occasion de Première Vision à Paris à l’affût de nouvelles matières pour venir étoffer leur vestiaire.

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