Culture(s) de mode : un nouveau réseau pour les férus de mode

Impulsé par Sophie Kurkdjian et Maude Bass-Krueger, deux personnalités de la recherche en mode, Culture(s) de mode s’est donné quatre missions. Ce projet soutenu par le ministère de la Culture a vocation à « valoriser la recherche mode, développer la communauté des chercheurs, créer une plateforme digitale pour la recherche et soutenir les chercheurs de demain ».
 
Culture(s) de mode : un nouveau réseau pour les passionnés de mode - Culture(s) de mode

Adossé à l’association Filatures, Histoire et mode, Culture(s) de mode prend pour l’instant l’apparence d’un site Internet sur lequel est affiché le manifeste du projet et auquel peuvent adhérer les personnes intéressées par l’initiative. Moyennant 45 euros par an, elles auront par la suite accès à des workshops théoriques et techniques animés par des chercheurs, à des événements de networking ainsi qu’à du contenu éditorial exclusif.
 
Pour lancer Culture(s) de mode officiellement, deux journées de conférences inaugurales ont été programmées le 29 septembre et le 1er octobre 2018, respectivement au Palais de Tokyo et à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales). « Nous organiserons des tables rondes pour essayer de définir ce qu’est la recherche mode en France, quels en sont les acteurs, à quoi sert-elle, mais aussi les différences avec la recherche américaine », explique Sophie Kurkdjian.
 
« En France, la recherche en mode manque de financement et de visibilité car elle est trop peu valorisée à l’université. Pour l’instant, Culture(s) de mode est un projet sur trois ans, qui perdurera en fonction de son succès, mais l’objectif, c’est qu’il devienne une vitrine des travaux des chercheurs, une base de données qui comprend des documents numérisés, un moteur de recherche sur les maisons de mode et recense les collections d’archives au sein de l’Hexagone », poursuit l’actuelle chargée des archives et du patrimoine à la Fédération de la haute couture et de la mode.
 
Avec parmi les premiers adhérents des étudiants, des chercheurs, des professeurs et des musées, Culture(s) mode peut aussi compter sur le soutien d’un comité de pilotage rassemblant différents acteurs du milieu. Miren Arzalluz, directrice du Palais Galliera, mais aussi Géraldine Blanche, enseignante et doctorante de Sciences Po, ou encore Ilène Hacker, responsable des archives Paco Rabanne, en font partie.
 
En plus du ministère de la Culture et des adhésions, Culture(s) de mode espère pouvoir compter sur le financement de marques et de maisons. Pour y arriver, Sophie Kurkdjian et Maude Bass-Krueger souhaitent les sensibiliser à la recherche. Et comme figure dans leur but, avec ce projet, le « décloisonnement de la recherche parisienne », les deux intellectuelles le précisent : « Culture(s) de mode est un travail de collaboration, d’échange, un projet commun à tous ceux qui pensent la mode sans pour autant écrire un livre ou dispenser des cours académiques ». Une initiative à suivre.

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