Cyrille Tarica (Moa) : "En Europe, nous visons l’ouverture de nos premiers magasins en propre"

Moa veut se déployer hors de ses frontières. Fondée en 2002, l’enseigne d’accessoires (sacs, bijoux, foulards, chaussures) a ralenti la cadence l’an dernier pour mieux repartir cette année et inaugurer sa première succursale hors de France, en Allemagne. Cyrille Tarica, PDG de l’enseigne, qui orchestre d’autre part la relance de Soleil Sucré, nous détaille sa feuille de route. Une interview à retrouver en intégralité sur FashionNetwork Premium.


Façade du magasin au nouveau concept - Moa

FashionNetwork.com : Moa ambitionnait comme en 2016 une cinquantaine d’ouvertures de magasins pour 2017, en France et à l’étranger. Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée ?

Cyrille Tarica : 
Nous avons continué à inaugurer des points de vente, mais à un rythme moins élevé, en n’ouvrant « que » 25 magasins. Les ventes annuelles ont tout de même progressé de 10 %, pour atteindre entre 23 et 26 millions d’euros (55 millions d’euros en volume). Nous nous sommes concentrés sur l’amélioration des bénéfices et de la marge, en structurant davantage la société, côté gestion, équipes ou merchandising notamment. Nous avions besoin de stabiliser un peu le business avant de repartir sur un rythme soutenu.

FNW : Combien l’enseigne possède-t-elle de points de vente ? Et quels sont vos projets pour 2018 ?

CT : 
A ce jour, Moa compte 185 unités, en France et à l’international. L’objectif est d’inaugurer une quarantaine de magasins en 2018, en se focalisant sur le maillage du territoire français et en ciblant de plus grandes villes que lorsqu’on a démarré, soit des agglomérations de plus de 35 000 habitants. Moa s’est par exemple installée à Lille, La Défense, Marseille La Valentine et au Mans l’an dernier, et à Nantes en 2018. Nous préparons de plus l’ouverture d’une boutique rue de Rennes, à Paris. Notre exigence sur la qualité de l’emplacement se renforce. D’ailleurs, un concept magasin remanié a été déployé fin 2017, pour donner plus de cachet à un format peut-être un peu froid auparavant, avec une enveloppe plus qualitative mêlant plusieurs matières comme le bois, la pierre et le cuivre.

FNW : En Europe, Moa n’est présente qu’en Belgique et depuis peu au Luxembourg. Envisagez-vous un développement plus large sur le continent ?

CT : 
En effet, après des ouvertures en franchise dans ces deux pays, nous travaillons en Europe à l’ouverture de nos premiers magasins en propre. L’équipe internationale a pour cela été renforcée. Notre première cible, c’est l’Allemagne. D’ici fin 2018, Moa y ouvrira une filiale puis de premiers points de vente. Pour ne pas diluer nos efforts, nous investirons uniquement ce pays en premier lieu, avec plusieurs unités, avant de frapper à la porte d’un autre pays. Au grand export, où nous sommes présents via la franchise (Dubaï, Maroc, Arabie saoudite…), nous progresserons selon les opportunités.

Pour connaître les ambitions e-commerce de l'enseigne, l'évolution de l’offre, et l'état de la relance de l’enseigne Soleil Sucré, rendez-vous sur FashionNetwork Premium.

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