Détaillants : quels investissements pour quelles technologies de vente ?

Définir le rythme d'achat de chaussures par un lcient, tel peut-être l'un des avantages du « machine learning ». Aujourd'hui, les retailers sont 82 % à estimer que cet apprentissage statistique par intelligence artificielle va durablement affecter le secteur. Et 48 % l’inscrivent dans leur stratégie. Toutefois, 56 % d'entre eux pensent tout de même investir davantage dans leur main-d’œuvre que dans la technologie.

Qubit

C’est ce qu’indique l’étude européenne commanditée par le spécialiste de l’analyse des données contextuelles Qubit, qui officie pour Intersport, Topshop Net-A-Porter ou encore L'Occitane. Une récolte d'informations qui a été réalisée auprès de 70 détaillants britanniques et européens.

Parmi ces derniers, 82 % comptent investir moins d’un million de livres dans les nouvelles technologies. Parmi les dirigeants consultés, 34 % déclarent disposer d’une stratégie analytics multicanale définissant la collecte de données et 34 % conservent leurs données en silos, se privant d’un regroupement des données. En outre, 24 % confessent ne pas avoir de stratégie de données clients et 8 % indiquent même que ce n’est pas la priorité du moment.
 
Mais quelles sont donc les technologies retenant pour l’heure l’attention des détaillants ? L’Internet des objets arrive en tête (56 %), devant les technologies de paiement (48 %), les assistants virtuels, « chatbots » et autre commerce conversationnel (42 %), à égalité avec le « machine learning ». Suivent les services géo-dépendants (40 %) et la réalité virtuelle (40 %), ainsi que les technologies cross-device (38 %), qui permet de suivre les données des clients sur différentes plateformes, la réalité augmentée arrivant loin derrière.
 
Qubit

« Cette étude montre que, bien que de nombreux commerçants reconnaissent que les nouvelles technologies affectent dramatiquement le parcours client, ce ne sont pas les investissements qui sont priorisés pour s’adapter à cette nouvelle réalité dans le secteur, précise l’enquête. Plus de quatre retailers sur cinq (82 %) prévoient de dépenser moins d’un million de livres pour introduire de nouvelles avancées technologiques. Certaines des technologies qui sont expérimentées actuellement vont inévitablement rester sur le carreau, à l’instar des Google Glass. Malgré tout, l’approche “wait and see” pourrait s’avérer dangereuse dans l’environnement du fast retail : les choses évoluent rapidement et les entreprises risquent de se retrouver à la traîne. »

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