Diamants : les ventes de De Beers baissent pour la première fois en six ans


Diamants taillés
Le premier producteur mondial de diamants bruts, De Beers, a vu ses ventes reculer en 2006 pour la première fois en six ans, en raison d'une demande affaiblie sur le marché de gros, alors que les bijoux continuent d'avoir du succès en Asie et aux Etats-Unis.

Le groupe, que contrôlent la compagnie minière Anglo American et la famille Oppenheimer, a réalisé un chiffre d'affaires de 6,15 milliards de dollars l'an dernier, en baisse de 6 % par rapport à celui, record, de 2005.

Le bénéfice net de De Beers SA, société de droit luxembourgeois, a progressé de 32 % à 730 millions de dollars l'an dernier, grâce à des gains financiers exceptionnels tirés de la vente de parts dans ses mines en Afrique du Sud. Cependant, sans ces gains, le bénéfice ressort en baisse de 44 % à 453 millions.

De Beers assure 45 % de la production mondiale de diamants dans ses mines sud-africaines et via des partenariats avec les gouvernements du Botswana et de la Namibie.

Le groupe minier Rio Tinto, qui produits des diamants au Canada et en Australie, a également fait part d'une baisse de 22 % de ses ventes de gemmes l'an dernier, à 838 millions de dollars. Sur les six mois achevés fin décembre, celles de BHP Billiton ont reculé de 42 % à 393 millions de dollars.

De Beers est détenu à 45 % par Anglo American, coté à la Bourse de Londres, à 40 % par la famille Oppenheimer, qui a fondé Anglo American en 1917, et à 15 % par l'Etat du Botswana.

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