Enquête PSG : l'ancien directeur de Nike France mis en examen

PARIS, 4 nov 2005 (AFP) - L'ancien directeur de l'équipementier sportif américain Nike en France, Jean-Pierre Petit, a été mis en examen jeudi à Paris dans l'enquête sur les transferts douteux du Paris-SG (L1 de football), a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

M. Petit, actuel directeur "football" de Nike Europe après avoir été directeur de Nike France de 1999 à avril 2005, est poursuivi pour "faux et usage de faux" et "complicité de travail dissimulé" dans l'instruction conduite par les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, a-t-on précisé de même source.

Entendu jeudi matin par les enquêteurs de la Division nationale des investigations financière (DNIF), comme l'a annoncé vendredi le quotidien Le Parisien, il a été déféré et mis en examen dans la soirée au pôle financier du palais de justice de Paris. Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Il s'agit du troisième cadre dirigeant de Nike France mis en cause dans ce dossier.

Olivier Jaubert, ex-responsable du marketing de l'équipementier sportif et actuel directeur de PSG Merchandising (filiale de Nike France chargée de la promotion des produits du PSG) et Jean-Baptiste Mayer, directeur financier et opérations, ont déjà été mis en examen pour les mêmes chefs les 13 et 19 octobre.

Les deux magistrats financiers, qui enquêtent depuis janvier 2005 sur les transferts douteux du PSG, ont obtenu fin septembre l'autorisation du parquet d'enquêter sur un système d'entente présumée entre Nike et le PSG afin de payer moins de cotisations sociales.

Leur saisine a été élargie le 28 septembre à des qualifications de "faux et usage de faux, travail dissimulé, et complicité de ces délits".

Cet élargissement fait suite aux conclusions d'un audit interne de Vivendi Universal, propriétaire du club via sa filiale Canal+ et partie civile dans le dossier, qui mettait au jour un système illégal de rémunération complémentaire des joueurs instauré par le PSG avec son parraineur Nike.

Le club aurait demandé à Nike de verser des compléments de salaires à certains joueurs, ce qui aurait permis au PSG de payer moins de charges sociales et aux joueurs moins d'impôts.

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