Fashion Week de Londres : Burberry rend hommage au sculpteur Henry Moore

Approchez-vous d'une sculpture d'Henry Moore et vous vous apercevrez que celle-ci, jusque-là lisse en apparence, porte en fait sur sa surface les stigmates des coups de ciseau. C'est ce mariage des contrastes qui a inspiré la nouvelle collection de Burberry, présentée ce lundi 20 février à Londres.

Burberry printemps 2017 - automne-hiver 2017 - Womenswear - Londres - © PixelFormula

Christopher Bailey a librement exploré les silhouettes et procédés de l'artiste anglais du XXe siècle, avec pour résultat des manches et des poignets sculpturaux, ainsi que des tricots traditionnels anglais dont la déconstruction permettait de jouer avec les formes.

Tinie Tempah et Naomi Campbell étaient bien présentes au premier rang, mais on est bien loin des robes et variations du classique trench coat qui ont autrefois fait la renommée de Burberry.

Pour l'essentiel en blanc et noir, la collection intègre des flashs de couleur avec des manteaux et des pantalons indigo, ou encore des sweatshirts imprimés directement inspirés des esquisses de l'artiste.

A la fin du défilé, les modèles sont apparus vêtus de douzaines de capes, ornées aussi bien de plumes blanches que de bijoux noirs, cristaux de verre, plastique clair, glands et perles.

Burberry printemps 2017 - automne-hiver 2017 - Womenswear - Londres - © PixelFormula

« Il y a quelque chose dans l'épaule, le trench coat dépend vraiment de l'épaule, avec ses rabats, et l'épaule était aussi quelque chose d'important pour Henry Moore », a ainsi déclaré Christopher Bailey en coulisse.

Il a aussi raconté les longues heures qu'il a passé, enfant, dans le parc accueillant les sculptures d'Henry Moore et confirmé combien il savoure l'opportunité qui lui a été donnée de travailler avec la fondation qui protège l'œuvre du sculpteur.

« J'ai mis tout mon cœur dans cette collection », a déclaré le créateur et PDG de Burberry.

Les vêtements ont été immédiatement mis en vente, Burberry ayant lui aussi adopté le modèle du « see now, buy now » depuis l'an dernier, et les capes seront exposées dans le centre de Londres, dans le cadre d'une exposition dédiée à Henry Moore.

« Nous ne faisons que tester de nouvelles manières de faire les choses, le monde change énormément et il est important qu'en tant que profession, nous explorions de nouvelles manières de montrer les choses à nos clients et à ceux qui aiment la mode, le design et la créativité », a aussi précisé le créateur à Reuters. « Les choses vont vraiment très bien. »

Si la Fashion Week de Londres a la réputation d'être un melting pot de talents, elle permet aussi aux marques de mettre en avant le patrimoine britannique, en particulier, pour les clients américains et japonais.

Pringle of Scotland, une marque vieille de 200 ans connue pour ses tricots, a ainsi revisité la tradition du tartan en créant de luxueux hauts et des robes, attachées, boutonnées ou épinglées avec de grandes broches à kilt.

Pringle of Scotland - automne-hiver 2017 - Womenswear - Londres - © PixelFormula

Le motif classique en forme de diamant, autrefois propre aux golfeurs, a fait son retour avec des pulls courts et multicolores, portés sur des hauts sportifs à capuches ou avec des robes moulantes côtelées orange ou bleues.

Mulberry, autre icône de la mode britannique, et son créateur, Johnny Coca, se sont pour leur part inspirés des robes équestres de la campagne anglaise. Selon ce dernier, « il s'agit de donner une impression de nouveauté à partir de quelque chose de traditionnel. Récupérer ces archétypes du style britannique et les adapter au goût du jour ».

(Reuters/AFP)

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