Fashion Week de Londres : les applications se font vêtements chez J.W. Anderson

Elles rythmaient déjà notre vie de tous les jours, il sera désormais possible de s'en revêtir : dimanche à la Fashion Week de Londres, le jeune styliste britannique Jonathan Anderson a transformé les applications mobiles en audacieuses broderies colorées.


J.W. Anderson - Fall-Winter 2017 - Menswear - Londres - © PixelFormula

Directeur artistique de la marque de maroquinerie espagnole Loewe (groupe LVMH), le créateur de 32 ans, considéré comme l'un des plus influents du moment, présentait la collection masculine automne-hiver 2017 de sa propre griffe, J.W. Anderson.

Rythmé par de la musique électro, le défilé a lieu dans une caserne en briques rouges réaménagée pour l'occasion en labyrinthe dans lequel même les mannequins réussissent à se perdre en tentant de retrouver leur chemin entre des cloisons improvisées, sous les regards amusés des invités, journalistes et autres VIP.


J.W. Anderson - Fall-Winter2017 - Menswear - Londres - © PixelFormula

Fidèle à sa réputation de créateur-explorateur, Jonathan Anderson a choisi de rehausser son vestiaire d'une savante collection de broderies colorées et de motifs au crochet qui s'étalent, serrés les uns contre les autres, sur pull-over, larges écharpes, chaussures ou sacs à dos, comme des pages d'applications mobiles sur un écran de téléphone. « Ca ressemble à un iPhone, à des applications », explique-t-il.

Pour l'hiver prochain, le styliste, fils de l'ancien international de rugby Willie Anderson, propose également des manteaux de laine aux manches XXL qui dissimulent les mains et dégringolent jusqu'à mi-cuisse. Réaliste, le créateur reconnaît lui-même que leur longueur n'est pas franchement « fonctionnelle », et ajoute, avec un sens de l'autodérision très britannique : « Ce n'est forcément idéal pour sortir dîner ou pour manger des spaghetti à la bolognaise ».


J.W. Anderson - Fall-Winter2017 - Menswear - Londres - © PixelFormula

Si Jonathan puise dans les nouvelles technologies, il emprunte également à l'histoire avec des imprimés rappelant des fresques médiales ornant ici une confortable combinaison chinée à pantalon bouffant, façon sarouel, là une paire de jeans portée avec un bombers vert.

La collection inspire le confort avec des formes amples, généreuses, « protectrices », dixit Anderson, comme ces longues chemises à tablier rappelant les shalwar kameez, ces tenues traditionnelles portées en Asie du Sud.

Plus tard dans la journée, Sibling s'est tourné vers l'architecte moderniste espagnol Antonio Gaudi pour proposer une garde-robe funky et dynamique constellée de mosaïques.

Usant et abusant de la géométrie, la marque branchée créée par un trio britannique habille les hommes avec de longues tuniques en laine à damiers ou des chandails à col rond agrémentés d'entrelacs mouchetés de noir.

Sibling en a profité pour présenter sa collection féminine, avec notamment une robe droite mêlant motifs tribaux et mosaïques rouges étincelantes, portée avec chaussettes à mi-mollet et bracelet-ceinture au poignet.

La Fashion Week masculine s'achève lundi, avec notamment le défilé Vivienne Westwood. Elle posera ensuite ses valises à Milan, avant Paris, puis New York.

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