Fashion Week de Paris : une mode équestre et sans cuir pour Stella McCartney

Créatrice engagée pour la cause animale, Stella McCartney a présenté un défilé inspiré de l'univers de l'équitation sans utiliser aucun cuir véritable, lundi lors de la Fashion Week parisienne, où Léonard faisait vibrer ses imprimés dans une fusion entre minéral et végétal.



Le bien-être animal était au centre d'une action de l'organisation Peta lundi, dont quelques militantes, ne portant que culotte, soutien-gorge et masques, ont protesté devant la Tour Eiffel contre l'utilisation de peaux animales dans les défilés parisiens.

Végétarienne, Stella McCartney, qui a fondé sa maison en 2001, n'utilise aucun cuir ni fourrure dans ses créations. Pour sa collection automne-hiver, elle s'est inspirée de l'univers de l'équitation, avec des vestes de tailleurs à petits carreaux.


Stella McCartney - automne-hiver 2017 - Womenswear - Paris - © PixelFormula

La créatrice, fille de Paul McCartney, a repris un motif d'une peinture du 18e siècle du peintre anglais George Stubbs, intitulé Cheval effrayé par un lion, sur un pull, une robe, un ensemble veste-pantalon. 

Dans cette ambiance de campagne anglaise, on porte un foulard autour de la tête avec une veste matelassée. Une allure évoquant la tenue habituelle de la reine Elizabeth II dans son domaine de Sandringham, dans le Norfolk.


Stella McCartney - automne-hiver 2017 - Womenswear - Paris - © PixelFormula

Une série de modèles mettent aussi en valeur la poitrine des modèles, avec des armatures coniques rappelant le corset cher à Jean Paul Gaultier, dans une version plus sobre toutefois que celui de Madonna.

« Reconstruire une modernité »

Chez Léonard Paris, maison française connue pour ses robes en soie à imprimés fleuris, la directrice artistique Christine Phung est allée chercher l'inspiration dans des carrières de marbre de Carrare en Italie.


Leonard Paris - automne-hiver 2017 - Womenswear - Paris - © PixelFormula

Dans cette collection aux couleurs vibrantes, les imprimés inspirés par le marbre font progressivement place à des rayures, en passant par des patchworks, pour finir par une série d'imprimés végétaux et fleuris. 

La créatrice s'est plongée dans les archives de la griffe, créée en 1958, qui comptent 5.000 imprimés. « Mon point de départ est toujours un imprimé de la maison », explique-t-elle. « L'idée est d'être enraciné dans ce passé pour reconstruire une modernité ». « La modernité pour moi vient dans la proportion, le jeu avec les pièces masculines, le duffle-coat oversize, les teddys, et la modernité de la couleur, la radiance », explique aussi Christine Phung.


Leonard Paris - automne-hiver 2017 - Womenswear - Paris - © PixelFormula

Pour sa deuxième collection pour la marque, la créatrice propose une série de grandes robes plissées, d'ensembles chemise-pantalon soyeux, mais aussi un manteau en alpaga, des blazers et des blousons sportifs.

La maison Léonard, qui a connu plusieurs changements de créateurs ces dernières années, est dirigée par Nathalie Tribouillard Chassaing, fille du fondateur, Daniel Tribouillard, auquel elle a succédé comme PDG en janvier. La marque a réalisé un chiffre d'affaires mondial de 150 millions d'euros en 2016, dispose de 100 boutiques et points de vente en Asie, et 25 en Europe.

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