Givaudan : les ventes sur neuf mois portées par la division arômes

Zurich, 10 oct 2017 (AFP) - Le groupe suisse Givaudan, numéro un mondial des parfums et arômes, a publié mardi des ventes en hausse sur neuf mois, sous l'impulsion de sa division arômes, renforcée par des acquisitions et un taux de change favorable. Givaudan a confirmé ses objectifs pour 2020, visant notamment une croissance de ses ventes de l'ordre de 4 à 5 %.

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De janvier à fin septembre, le groupe genevois a vu son chiffre d'affaires augmenter de 6,8 % sur un an, à 3,7 milliards de francs suisses (3,2 milliards), a-t-il indiqué dans un communiqué, tout en rappelant que la base de comparaison par rapport à l'année précédente était déjà élevée. Les taux de change ont également joué en sa faveur avec le reflux du franc suisse. En monnaies locales, la progression des ventes s'est limitée à 3,5 %.

Ces ventes sont conformes aux prévisions des analystes interrogés par l'agence suisse AWP qui tablaient en moyenne sur 3,7 milliards de ventes.

Les ventes de sa division parfumerie se sont étoffées de 2,5 %, à 1,7 milliard, a quantifié le groupe qui conçoit aussi bien des fragrances pour les grands noms de la parfumerie que des senteurs pour les lessives et produits d'hygiène.

Sa division arômes a elle vu ses ventes bondir de 10,9 % une fois converties en franc suisse. En monnaies locales, elles se sont accrues de 4,7 % sur une base comparable mais de 12,5 % en tenant compte des acquisitions.

Après une longue pause dans les opérations de croissance externe, Givaudan a multiplié les acquisitions ciblées depuis le rachat en 2014 du français Soliance, un fabricant d'ingrédients actifs pour les cosmétiques. Depuis le début de l'année, Givaudan a racheté tour à tour l'entreprise suisse Activ International, le néerlandais Vika, avant d'annoncer fin septembre la reprise de la division nutrition du brésilien Centroflora. L'an passé, Givaudan s'était déjà renforcé en rachetant à l'américain ConAgra sa division appelée Spicetec.

« La dynamique positive se poursuit sans relâche », a réagi dans une note Jean-Philippe Bertschy, analyste chez Vontobel.

Dans le détail, les analystes ont notamment relevé l'accélération des ventes au troisième trimestre dans la parfumerie fine, dopée par de nouveaux contrats, alors que la croissance de cette division avait marqué le pas au premier semestre après une croissance élevée l'année précédente. Le groupe a également souligné qu'il avait été en mesure d'augmenter ses prix pour répercuter l'inflation des coûts des matières premières, alors que les investisseurs s'étaient inquiétés de la hausse des tarifs d'essences telles que la vanille ou le citron.

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