Indiscrète : mobilisation sur les réseaux sociaux pour sauver la marque de lingerie

En redressement judiciaire et récemment endeuillée par la mort de son président Didier Degrand, la marque de lingerie fine made in France Indiscrète, qui avait permis de relancer l’usine historique d’Aubade de Saint-Savin, dans la Vienne, fait l’objet d’une vague de soutiens sur les réseaux sociaux. La disparition du dirigeant a ainsi soulevé émotion et colère quant aux difficultés des acteurs du made in France.


Indiscrète

Le hashtag #SauvonsLingerieIndiscrète lancé sur Twitter est depuis la mi-août largement cité sur les réseaux sociaux par les acteurs de la fabrication française, à commencer par la Fédération indépendante du made in France (FIMIF) et le salon MIF Expo. Les internautes et entreprises sont appelés à rejoindre un collectif de soutien, à passer commande sur le portail de la marque, et à partager l’information sur la situation de l'entreprise afin de l’aider à trouver un repreneur.  

Indiscrète a été créée en 2010 par trois anciens cadres d’Aubade, sous la présidence de Didier Degrand, ex-directeur de production de la marque de lingerie, redonnant vie à l'atelier délaissé par celle-ci. Rachetée en 2005 par le suisse Calida, Aubade avait mené deux plans sociaux en 2007 et 2009 dans l’usine historique de Saint-Savin, avant la délocalisation totale de la production en Tunisie.

Huit ans après son lancement, la marque Indiscrète, qui compte désormais 21 employés et est distribuée via son portail en ligne et 120 conseillères de vente à domicile, a été placée le 24 juillet dernier en redressement judiciaire. Une période de six mois qui doit permettre à l’entreprise de trouver un repreneur après plusieurs contrecoups. Et en particulier la liquidation d’un de ses donneurs d’ordre, la griffe Réard, qui disparaît avec 40 000 euros d’impayés et  50 000 euros de commandes non honorées.

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