Interparfums mise sur Rochas pour doper sa croissance en 2017

Interparfums, qui a enregistré en 2016 un chiffre d'affaires de 365,6 millions d'euros, en hausse de 11,7 % (dévoilé en janvier dernier), anticipe des ventes de 385 à 390 millions d'euros en 2017, soit une hausse de 5 à 7 %. Pour cela, le groupe français mise notamment sur Rochas, racheté en 2015 à Procter & Gamble.


Publicité Mademoiselle Rochas - Rochas

Pour sa première année pleine au sein du portefeuille d'Interparfums, Rochas dévoile un chiffre d'affaires de 29,2 millions d'euros, ce qui en fait le quatrième business du groupe derrière les licences Montblanc (110 millions d'euros), Jimmy Choo (81 millions) et Lanvin (56 millions). Et la marque pourrait à terme bousculer ce classement. Car Rochas devrait atteindre 35-40 millions d'euros de ventes dès 2017, soit un bond de 20 à 30 %. 

Jusqu'alors, l'activité parfum de Rochas était centrée sur deux lignes, eau de Rochas et Rochas Man, portée par des ventes concentrées à 75 % sur la France et l'Espagne. Cela va changer en 2017 avec le premier lancement olfactif réalisé par Interparfums depuis l'acquisition de la griffe et ce dans une douzaine de pays.

Avec l'ambition de « réaffirmer Rochas comme maison de luxe parisienne », Interparfums a dévoilé le jus Mademoiselle Rochas, qui sera commercialisé à partir du 25 mars prochain en France dans un large circuit de distribution. Avec pour but avoué de « redynamiser cette marque de parfumerie, en lui donnant un élan plus moderne et en rajeunissant sa clientèle », précise Philippe Bénacin, PDG d'Interparfums. Ce parfum vise les 25-35 ans, alors que la gamme classique de Rochas séduit davantage les plus de 40 ans. Un lancement qui sera accompagné d'une campagne de publicité portée par un spot TV mettant en avant l'actrice suisse Noémie Schmidt. 

Dès la première année, Interparfums espère réaliser un chiffre d'affaires de 7 à 8 millions d'euros en 2017 sur ce seul parfum. « Si cela devient un très grand succès, on peut même atteindre 10 à 12 millions », poursuit le dirigeant. 

Le groupe français détient aussi cinq licences Rochas (mode féminine, lunettes et montres notamment) et a lancé une ligne masculine en propre en 2016. Une collection de prêt-à-porter qui a finalement valeur d'image : le coût d'exploitation de ce segment s'élève à 1,2 million d'euros, pas encore contrebalancé par des ventes qu'Interparfums envisage faibles. « C'est presque un investissement publicitaire, le vêtement nous donne une exposition médiatique et augmente notre visibilité. Il fallait qu'on le teste, que l'on se confronte au monde de la mode, beaucoup plus imprévisible que le marché du parfum », expose Philippe Bénacin, qui estime que côté mode féminine, « le travail d'Alessandro Dell'Acqua est de mieux en mieux perçu ». 


Défilé Rochas automne-hiver 2017-18 - Rochas

Une aura mode qui doit appuyer l'image globale de la marque et donc valoriser indirectement l'offre parfum. D'ailleurs, Interparfums donnera une nouvelle ligne masculine à Rochas en 2018. 

Interparfums, qui a annoncé l'arrivée au conseil d'administration de la société de Véronique Gabaï-Pinsky, PDG de Vera Wang, est à l'écoute du marché pour acquérir de nouvelles licences. Le groupe a notamment approché Coty, qui a intégré 42 marques du groupe Procter & Gamble en 2015, sans succès pour l'instant puisque ce dernier, en pleine réorganisation, a annoncé qu'il n'était pas encore prêt à envisager une transaction.

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