Joyah, Ecoalf et Cus misent sur les initiatives écoresponsables

Ils s’appellent GOTS (Global Organic Textile Standard), Fair Wear Foundation ou encore Confiance Textile et sont les labels qui certifient les productions des nouvelles marques que sont Joyah, Cus et Ecoalf. Mises en avant par le Who’s Next dans son parcours d’exposition "Marques éthiques" lors de son édition de janvier 2018, ces trois griffes affirment leurs positions sur le segment de la mode écoresponsable.

Joyah, la marque de basiques monégasque

Avec une offre composée de basiques milieu de gamme, la marque Joyah a été lancée en 2016 à Monaco par Julia Santaniello. Composée de deux lignes, Pure et Wellness, inspirées des équipements de yoga, son offre cumule les certifications (pas moins de cinq), qui assurent un respect de l’environnement, des conditions de travail éthiques et limitent l’utilisation de produits chimiques nocifs pour la peau.
 
L'un des T-shirts en coton et bambou de Joyah - Joyah

Partie du constat que les comportements écoresponsables se multiplient partout (dans l’assiette, en termes de tri sélectif, etc.) sauf en ce qui concerne l’habillement et alors que le vêtement est au contact de la peau 24h/24, Julia Santaniello s’alarme du manque de prise de conscience sur le sujet. C’est la raison pour laquelle ses articles aux vertus anti-transpirantes sont composés exclusivement de viscose de bambou et de coton organique.
 
Distribués dans des pochons en tissu soumis aux mêmes considérations écologiques, les produits sont pour l’instant disponibles sur Internet, dans une sélection de concept-stores du Sud de la France et dans les boutiques de spas et d’hôtels.

Ecoalf recycle les océans

C’est de l’autre côté des Pyrénées, en Espagne, qu’est né le label Ecoalf. Avec pour slogan le sans équivoque "Parce qu’il n’y a pas de planète B", l’engagement éthique de la marque ibérique se traduit notamment par le recyclage des déchets présents dans l’océan. Grâce à la collecte de bouteilles en plastique et de filets de pêche, la griffe a même réussi à développer une ligne de baskets.


Une doudoune Ecoalf réalisée à partir de filets de pêche - Instagram @ecoalf
 
Pour récupérer ces détritus de manière efficace, l’entreprise éthique fondée en 2009 par Javier Goyenech a passé des accords avec une série de ports méditerranéens pour que les pêcheurs leur déposent directement les ordures produites à chacune de leurs sorties.
 
Et le concept plaît, puisqu’en plus d’avoir développé une gamme de matières responsables (à base de grains de café, de pneus, de laine et coton recyclés notamment), la marque peut désormais se targuer de proposer 120 références par saison, distribuées sur son e-store, dans son flagship madrilène ou dans sa toute nouvelle boutique berlinoise, inaugurée en novembre dernier. Et pour 2018, ce sont quatre corners qui devraient voir le jour.

Cus s'engage auprès des femmes

En Espagne toujours, la griffe Cus affiche elle pour maxime : "Nous confectionnons des vêtements respectueux des personnes qui les fabriquent et qui préservent l’environnement". Depuis sa première collection présentée à l’automne-hiver 2013, la marque lancée par Adriana Zalacain fait appel à l’entreprise Apuntadas, qui promeut le travail de femmes dans une situation sociale et économique précaire dans la région d'Alicante.

Ensemble, ils réalisent des vêtements écoresponsables dont la plupart des matières viennent de l’Union européenne et ont reçu la certification GOTS (qui assure que le produit est composé au minimum de 70% de fibres biologiques). Pour Adriana Zalacain, il est impensable de faire de la mode éthique sans s'assurer que les méthodes de production favorisent l'inclusion.


L'une des images de la collection printemps-été 2017 par Roman Ynan - Cus

Fortes de 25 modèles déclinés aussi bien en termes de matières que d’imprimés et de coloris, les deux collections annuelles sont distribuées dans dix pays européens. Avec onze points de vente en Allemagne, c’est en Europe centrale que Cus connaît le plus de succès, alors qu’en France un seul multimarque a été réceptif au travail d’Adriana Zalacain.
 
Interrogée sur sa présence au Who’s Next, la créatrice explique : « Il s’agit d’un salon international, c’est donc un bon moyen pour moi de rencontrer de potentiels acheteurs. Et même si la France n’est pas très intéressée pour le moment par l’offre de vêtements éthiques, ça va venir, c’est sûr ». En attendant, la griffe espère se faire davantage connaître du grand public grâce à l’ouverture de son e-store attendu courant 2018. 

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