Kangaroos veut rebondir en France au Who’s Next

La troisième tentative sera-t-elle la bonne ? Après avoir connu un second revers en 2010, la marque américaine de sneakers Kangaroos, qui appartient au groupe britannique Pentland, est de nouveau à l’offensive sur le marché français. La marque a été confiée à la société allemande Bernd Hummel sur l’Europe du Nord. Celle-ci a confié les marchés français, belge et luxembourgeois à l’agence Djinn, basée en Gironde. Et celle-ci entend implanter durablement la marque au Kangourou dans l’Hexagone.
La collaboration entre Kangaroos et Overkiller présentée chez Colette. Visuel Kangaroos.


"J’ai repris la carte il y a un an et demi, explique Stéphanie Gangloff qui dirige la société française. Depuis, j’ai construit un réseau avec une dizaine d’agents sur les régions de France, de Belgique et au Luxembourg. L’idée était d’abord d’axer le travail sur les clients majeurs dans chaque région chez les spécialistes de la sneakers mais aussi chez les jeanneurs".

La marque a plusieurs arguments à faire valoir pour séduire les adeptes de baskets. Créée en 1979 par Bob Gamm, qui eut l’idée de la doter d’une petite poche pour ranger les clés de casier pour les urbains adeptes de jogging, Kangaroos possède une semelle en Dynacoil, un matériau aux propriétés amortissantes et de protection thermique développées par la Nasa. Des atouts qui lui ont permis d’obtenir une forte notoriété dans les années 80.

La marque joue aujourd’hui la carte du rétro-running. Un argument assez fructueux. En Allemagne, son premier marché européen, la marque est présente depuis une vingtaine d’années et revendique autour d’un million de paires vendues chaque année.

Pour toucher un large éventail du marché de la chaussure, Kangaroos a découpé son offre en trois catégories. "La catégorie noire est en fait constituée des collaborations qui sont destinées à des partenaires exclusifs à très forte notoriété, en l’occurrence Colette en France, explique Stéphanie Gangloff. Ensuite nous avons la ligne rouge, avec des modèles élaborés et des matières intéressantes, qui s’adresse à une clientèle pointue avec des prix entre 100 et 130 euros. Cette ligne concerne 70 % des points de vente et constitue l’identité de la marque. Mais le volume est principalement réalisé par la ligne bleue. Celle-ci, avec des styles très basiques, est vraiment positionnée entrée de gamme et concerne des points de vente très grand public avec des prix entre 29 euros pour le garçon et 54 euros pour l’homme. Mais bien sûr, ce sont le style et la notoriété de la ligne rouge qui tirent les ventes de la ligne bleue".

La France n’est bien sûr pas encore au niveau de l’Allemagne mais, sur ce marché, Kangaroos devrait boucler sa première année pleine avec entre 80 000 et 100 000 paires vendues et une présence dans 150 points de vente. Un réseau que l’équipe de Djinn entend doubler à compter du mois de mai.

Pour atteindre cet objectif, la marque a participé, comme chaque saison, au salon Bread & Butter, mais s’affiche pour la première fois au salon parisien Who’s Next du 25 au 28 janvier, hall 7.2 de la Porte de Versailles.

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