L'Espagnol Ortega Gaona (Zara), première fortune d'Europe

GENEVE, 10 juil 2013 (AFP) - L'Espagnol Amancio Ortega Gaona, un autodidacte de 77 ans qui a créé le groupe textile Zara, est la première fortune d'Europe, avec un patrimoine de 40,9 milliards d'euros, selon un nouveau classement des 100 familles les plus riches d'Europe, publié mercredi par le magazine suisse Bilan.
Photo AFP.
Ce magazine, qui publie déjà chaque année le classement des 300 plus importantes fortunes de Suisse, a décidé d'élargir ses recherches à l'Europe. Il précise qu'il faut un patrimoine d'au moins 6 milliards de francs suisses (5 milliards d'euros) pour espérer y figurer.

Un quart de ces familles très riches vivent en Suisse.

En deuxième position, derrière l'Espagnol Amancio Ortega Gaona, figure le Suédois Ingwar Kamprad (Ikea), suivi par le Français Bernard Arnault (LVMH).

Les Français sont bien représentés dans le classement avec quatre fortunes dans les 10 premiers (Familles Arnault, Bettencourt, Mulliez et Hermès). Au total, ce classement compte 12 familles françaises. Ingrid Bettencourt (l'Oréal) occupe la 4ème place et est la première femme du classement, loin devant l'Allemande Ingeburg Herz (café Tchibo, Nivea), qui occupe la 47ème place, suivie par sa compatriote Johanna Quandt (BMW).

Au total, il y a 12 femmes dans ce classement. En outre, 52% des noms sur la liste sont des personnes ayant hérité leur fortune de leurs parents.

Les Allemands et les Russes dominent le classement, avec respectivement 27 et 23 noms. Les Suisses et les Italiens en comptent sept chacun, suivi par les Suédois (5), les Britanniques (3) et les Espagnols (2). Une famille princière (Liechtenstein) y figure également.

Au total, 26 des familles les plus riches d'Europe vivent en Suisse dont 3 sont françaises (Castel (vin, bière), Wertheimer (Channel), Louis-Dreyfus (matières premières).

Les Français ont fait fortune dans le domaine du luxe, comme les Italiens, alors que les Allemands sont plus actifs dans les biens de grande consommation.

Enfin, ce classement montre qu'en Europe, les "grandes fortunes actuelles sont issues, à quelques exceptions près, de la "vieille économie"", relève le journal qui ajoute que "les secteurs des nouvelles technologies de l'information sont quasiment absents de ce palmarès".

Concernant les fortunes russes, Bilan relève que les milliardaires russes ont "habilement profité de la vague de privatisation qui a déferlé sur le pays dans les années 90 pour acquérir au rabais des anciennes entreprises d'Etat".

"La grande braderie post-soviétique a rempli les coffres de ces oligarques", conclut Bilan.

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