LVMH dévoile les huit finalistes de son prix éponyme

Huit finalistes ont été sélectionnés parmi 21 créateurs qui ont présenté leurs toutes dernières idées les 2 et 3 mars derniers au siège de LVMH, avenue Montaigne à Paris. Le jury était composé de 40 experts – rédacteurs, critiques, joailliers, maquilleurs, modèles, DJ, commerçants et influenceurs – qui bénéficient d'une longue carrière dans le monde de la mode.

lvmhprize.com

Les huit finalistes sont donc Ambush de Yoon Ahn, Àtlein de Antonin Tron, Cecilie Bahnsendey Cecilie Rosted Bahnsen, Jahnkoy de Maria Kazakova, Kozaburo de Kozaburo Akasaka, Marine Serre de Marine Serre, Molly Goddard de Molly Goddard et Nabil Nayal de Nabil el-Nayal.

Les gagnants seront choisis le 16 juin prochain par un second jury d'une douzaine de personnes. Parmi eux, neuf créateurs issus du groupe LVMH : Jonathan Anderson de Loewe, Maria Grazia Chiuri de Christian Dior, Nicolas Ghesquière de Louis Vuitton, Marc Jacobs, Karl Lagerfeld de Fendi, Humberto Leon et Carol Lim de Kenzo, Phoebe Philo de Céline, Riccardo Tisci (ex-Givenchy). Et trois sont des dirigeants du même groupe : Jean-Paul Claverie, Pierre Yves Roussel et Delphine Arnault. Le gagnant sera annoncé lors d'une conférence de presse donnée depuis la Fondation Louis Vuitton.
 
Il s'agit de la 4e édition du prix LVMH, tel qu'imaginé par Delphine Arnault, dont le père, Bernard Arnault, est le principal actionnaire de LVMH. Les trois récipiendaires précédents du prix étaient Grace Wales Bonner (2016), Marta Marques et Paulo Almeida (2015), et Thomas Tait (2014). En quatre ans d'existence, le prix a attiré plus de 3 000 candidats.
 
Le prix a aussi su séduire des candidats issus du monde entier : les finalistes de l'édition 2017 comprennent ainsi deux créateurs basés à Paris – Atlein et Serre, deux créateurs basés à Londres – Goddard and el-Nayal, deux basés à New York – Kazakova et Kozaburo, un basé à Tokyo – Ambush - et un basé à Copenhague – Bahnsen.

L'esthétique du prix est aussi très diverse. Kazakova mélange ainsi iconographie russe, street américain et sportswear, alors que Nayal mêle sportswear et robes élizabethaines. Akasaka s'est fait une spécialité de l'innovation textile, avec des techniques de recyclage japonaises, où du jean est déchiré en lanières et cousu pour faire de nouveaux vêtements.
 
De manière impressionnante, Kazakova, qui est arrivée en finale, n'est pourtant pas venue en France pour les deux jours de présentation. Cette créatrice, basée à New York mais d'origine russe, s'est ainsi présentée via Skype. « J'avais trop peur de quitter New York pour venir à Paris et qu'ils ne me laissent pas rentrer ! » a-t-elle ainsi déclaré à FashionNetwork, faisant ainsi référence aux restrictions de voyage annoncées par le président Donald Trump. Pourtant, nous pensons qu'elle fera le déplacement jusqu'à Paris en juin prochain.

Traduit par Lionel Tixeire

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