La K-Beauty poursuit sa déferlante mondiale

Tony Moly, Dr. Jart, Too Cool For School ou Sulwhasoo, ces dernières années, les marques de cosmétiques coréennes se sont faites leur place dans les rayons beauté français. Des enseignes comme Sephora et Monoprix ont consacré des espaces ou un merchandising à ce que l’on nomme la « K-Beauty ». Et vendredi 22 septembre, cette désormais très influente cosmétique coréenne s’est même déclinée en un salon grand public organisé au Tapis Rouge à Paris par Kotra, une agence gouvernementale sud-coréenne pour la promotion du commerce extérieur attachée au ministère coréen de l’Economie. Cet engouement dépasse évidemment les frontières hexagonales puisque l'Américain Target propose par exemple une section dédiée aux produits de beauté coréens dans ses magasins et en ligne.
Masque de beauté en tissu de la marque Tony Moly

« Les marques de beauté coréennes proposent une offre de pointe avec une grande dimension de R&D, mais conservent en même temps leur côté "fun" et décalé. C’est ce paradoxe qui attire les consommatrices françaises et européennes », souligne Charlotte Boisdron, directrice beauté chez NellyRodi.  

Des produits coréens comme les BB et les CC crèmes ont en effet déjà largement séduit les consommatrices au niveau mondial et les masques de beauté en tissu sont en passe de faire de même. Selon Transparency Market Research (TMR), ce marché, qui représentait 160,4 millions de dollars (155 millions d'euros) en 2015, devrait atteindre 336,7 millions de dollars (325,3 millions d'euros) d'ici à 2024 avec une forte croissance au Moyen-Orient et en Afrique notamment.

Une expertise beauté mondialement reconnue, des produits innovants, des packagings et des galéniques ludiques, c’est la recette du succès de la K-Beauty. La Corée du Sud s’affiche d’ailleurs désormais à la neuvième place mondiale des marchés de la beauté, avec un chiffre d’affaires de 12 milliards de dollars et des exportations en hausse de 44 % en 2016. Un phénomène qui devrait se pérenniser, selon Charlotte Boisdron : « Le marché de la beauté change, il s’atomise avec l’arrivée des "Indie Brands" (petites marques de beauté indépendantes, ndlr). Cette femme, la "beautysta" est à la recherche d’un nouveau point de vue, les marques coréennes ont donc tout à fait leur place ».

Seule ombre au tableau dans cette ascension : la géopolitique et les relations tendues avec le voisin chinois, en raison du déploiement sur son territoire du système anti-missiles américain THAAD (Terminal High-Altitude Area Defense). La Chine est en effet le premier pays d’export des produits de cosmétiques sud-coréens. Un marché sur lequel ils se classeraient en deuxième position derrière les marques françaises.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2017 FashionNetwork.com

BeautéIndustrieBusiness