La blogueuse Adenorah initie la marque Musier

Après une collaboration avec la marque de chaussures Jonak, une autre avec la griffe de prêt-à-porter Leon & Harper, Anne-Laure Mais, alias Adenorah, blogueuse aux 397 000 abonnés sur Instagram, est sur le point d’inaugurer début avril Musier, sa première collection de vêtements féminins.
 
Anne-Laure Mais en train de travailler sur Musier - Instagram @musierparis

Son objectif : séduire les jeunes femmes entre 20 et 35 ans, amatrices de mode, modernes, féminines et connectées. Pour ce faire, elle a dressé avec l’aide de styliste et modéliste une véritable mini-ligne. En tout, huit robes, une combinaison, un haut, une chemise, deux paires de chaussures et un sac, déclinés au total en 23 références comprises entre 95 et 250 euros et produites en majorité au sein des frontières hexagonales.
 
Distribuée sous forme de capsule bimestrielle (une seconde collection sera disponible dès le mois de juin), Musier s’achètera exclusivement sur le site Internet de la marque, encore en construction pour l’instant. Et devrait afficher rapidement « sold out » parce que des quantités limitées seulement seront disponibles par modèle sur musier-paris.com, son e-shop à la livraison internationale.
 
« J’ai toujours rêvé de lancer ma propre marque et mes précédentes collaborations me l’ont confirmé », explique Anne-Laure Mais à FashionNetwork.com. « J’avais déjà été contactée à deux reprises par des investisseurs avant de rencontrer Axelle et Dorothée. »
 
Axelle Aimé et Dorothée Rubinski, qui ont créé il y a bientôt un an It Collection, une entreprise s'associant à de jeunes influenceuses pour concrétiser leurs envies de créations. Grâce à leur expérience dans l’industrie de la mode (Swildens, Rouje ou encore BCBG Max Azria pour la première, Cacharel, The Kooples et Bonpoint pour la seconde), elles conseillent et aident Anne-Laure Mais qui s'adosse à leur société pour la construction de sa marque.
 
« Mon travail pour Musier tourne autour du style, de la direction artistique et du digital évidemment. J'ai trouvé des partenaires qui me complètent et avec qui nous avons réussi à créer une marque qui me ressemble ainsi qu’à celles qui me suivent », poursuit la jeune femme.
 
Mais pas question pour Anne-Laure Mais d’endosser le rôle d’égérie de la marque, aux consonances proches de celle du mot « muse ». Ce n'est d'ailleurs pas un hasard puisque la blogueuse a rassemblé une série de filles « inspirantes » pour représenter la griffe. Des actrices, des artistes, des influenceuses, afin que la future griffe ne soit pas « brandée » Adenorah.
 
Ce qui devrait permettre à Anne-Laure Mais de continuer à associer son nom à d’autres marques sur des gammes de produits que Musier ne proposera pas, comme les bijoux ou la décoration. Et d’entreprendre des collaborations par le biais de sa griffe quand l’occasion se présentera.
 
Interrogée sur les risques de collusion avec son travail d’influenceuse, sa réponse est sans appel : « Je me demande forcément si les marques concurrentes de Musier arrêteront de me solliciter. Mais j’ai aussi envie de m’émanciper, d’être plus crédible, même si c’est un peu au détriment d’Adenorah ».

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