Lagerfeld, Deneuve et Bouquet cités dans une procédure judiciaire

PARIS (AFP) - Karl Lagerfeld, Catherine Deneuve et Carole Bouquet, tous trois supposés avoir reçu d'une société télévisuelle des sommes d'argent sans contrepartie identifiée, sont cités dans une procédure judiciaire, a-t-on appris de source judiciaire.


Catherine Deneuve arrive au Palais des Congrès de Marrakech le 11 novembre 2005
Photo : Mehdi Fedouach

En avril 2005, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire après une plainte simple du groupe Lagardère pour abus de biens sociaux concernant une société de production télévisuelle appelée Angel Productions, selon la même source.

La société Angel Productions, avant d'être rachetée par Lagardère, s'appelait JLR productions. Après le rachat, Lagardère a fait effectuer un audit des comptes de la société qui a révélé ce que le groupe considère comme des anomalies susceptibles de constituer des abus de biens sociaux, notamment concernant une série de factures pour un montant de plusieurs dizaines de milliers d'euros, a expliqué la source judiciaire.

Ces factures auraient été réglées à trois personnalités, Catherine Deneuve, pour 60.000 euros au total, Carole Bouquet (10.000 euros) et le couturier Karl Lagerfeld (5.000 euros), selon la même source, qui n'a pu préciser si d'autres personnalités étaient citées dans la procédure.

Les enquêteurs de la brigade financière se demandent à quel type de prestation correspondent exactement ces fonds, toujours de même source.

Selon Le Parisien de vendredi, Jean-Pierre Cottet, ancien directeur des programmes de France 2 et France 3 et ancien directeur général de France 5, aujourd'hui responsable du développement de l'activité audiovisuelle chez Lagardère, a été entendu récemment comme témoin dans cette affaire.

"Dans son signalement au parquet, le groupe Lagardère pointe du doigt une série de factures pour obtenir la présence de stars sur les plateaux d'émissions, notamment pour le compte de Canal +, comme +20h10 pétantes+ présentée par Stéphane Bern", explique le quotidien.

Chez Lagardère, on indique que "le groupe ne souhaite pas s'exprimer sur ce dossier".

De son côté, l'ancien propriétaire de la société JLR productions Jean-Louis Remilleux affirmait vendredi matin tout ignorer de cette affaire. "Je ne suis au courant de rien", a-t-il déclaré sur Europe 1. "Je n'ai pas été entendu par la brigade financière, ni par qui ce soit", a-t-il ajouté, démentant avoir versé aux vedettes citées les montants évoqués.

Catherine Deneuve avait été "défrayée" pour l'achat de vêtements portés lors d'une émission au Festival de Cannes il y a deux ans, mais pour un montant "absolument pas de l'ordre" des sommes évoquées dans l'article du Parisien, selon M. Rémilleux. Interrogé sur les 100.000 euros de frais litigieux dont Lagardère réclamerait le remboursement, il a déclaré: "Pour l"instant, rien ne m'est demandé, je n'ai pas connaissance de ça".

M. Rémilleux a par ailleurs affirmé au Parisien avoir "toujours conduit ses affaires de manière totalement transparente et légale" et se dit "serein et prêt à répondre à toutes les questions".

De même source, l'avocat de Karl Lagerfeld, Me Alain Toucas, a lui aussi démenti que son client ait touché de quelconques cadeaux.

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