Le BVP toilette sa recommandation déontologique "Hygiène et beauté"

PARIS, 17 mai 2006 (AFP) - Le Bureau de vérification de la publicité (BVP), organisme d'auto-discipline de la profession, a présenté mercredi de nouvelles règles déontologiques concernant la publicité des cosmétiques.


Visuel publicitaire Garnier Bodytonic

Ces nouvelles règles sont contenues dans une version toilettée d'une recommandation "Hygiène et beauté" datant de la fin des années 80.

Le texte remanié prévoit un nouvel encadrement des cautions médicales ou scientifiques des produits, et des règles plus rigoureuses de présentation de leurs performances, ont expliqué Joseph Besnaïnou, directeur général du BVP, et Alain Grangé Cabane, président de la Fédération des Industries de la Parfumerie, lors d'une conférence de presse.

Toute recommandation "doit être très nettement distinguée" du message de présentation du produit. La recommandation directe d'un produit n'est acceptée que "si elle émane d'un professionnel lié à l'entreprise promouvant le produit" et ce lien "doit être mentionné en caractères parfaitement lisibles".

En ce qui concerne les performances revendiquées, tests à l'appui, la publicité doit préciser s'il s'agit de tests "scientifiques" ou "de satisfaction". Pour ne pas induire en erreur le consommateur, "la mesure de l'efficacité d'un produit ne peut être reliée qu'à des tests scientifiques".

La nouvelle recommandation s'efforce aussi de cadrer plusieurs nouvelles revendications de la publicité pour cosmétiques.

La référence à des procédés ou actes chirurgicaux "n'est possible que si elle n'induit pas le consommateur en erreur en lui faisant croire que le produit donnera des résultats équivalents ou comparables".

Par ailleurs, il ne peut être fait aucune référence au terme "amaigrissement". Seule "l'utilisation du mot mincir ou de ses dérivés est acceptable pour exprimer une amérioration de l'apparence esthétique".

"Toute revendication relative à la prévention ou au traitement de la cellulite est proscrite, l'action ne doit porter que sur les signes, effets ou aspects de la cellulite". De même pour les anti-rides, toute référence au "rajeunissement" est interdite, l'emploi du mot rajeunir et de ses dérivés n'étant acceptable que pour exprimer "une apparence de plus grande jeunesse".

M. Besnaïnou s'est dit confiant en ce qui concerne le respect de la recommandation à la télévision, les avis du BVP, délivrés avant toute diffusion, étant toujours suivis. En ce qui concerne les autres supports, non soumis au contrôle a priori, "c'est un challenge que nous nous donnons", a-t-il dit.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2017 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

CosmétiquesCampagnes