Le Sneakerness revient à Paris à la Cité de la mode ce week-end

201 paires : pour sa cinquième édition, Sneakerness signe avec Puma une édition limitée de la Thunder. Une reconnaissance pour un événement indépendant dédié à la culture basket, mais aussi un symbole pour Francky Bendahan, qui l'organise depuis cinq ans à Paris. « Actuellement, on entend beaucoup que des modèles sont lancés en édition limitée. Ce sont 3 000 et parfois 50 000 paires, cela permet d’assurer une rareté sur le marché global, mais ce n’est pas de l’édition limitée. On voulait vraiment proposer cela. C’est aussi quelque chose qui parle aux passionnés. »

La Thunder vendue exclusivement à Sneakerness - Puma

Mais dès son lancement à Paris il y a cinq ans, Sneakerness, dont le concept né à Berne il y a dix ans va s’implanter à Milan cette année, avait pour ambition de toucher au-delà des collectionneurs. Après avoir investi à ses débuts le 104, dans le nord de la capitale sur un millier de mètres carrés pour ses deux premières éditions, l’événement est monté en puissance à la Cité de la mode. Jusqu'à occuper ce week-end 3 600 mètres carrés... partagés avec Violette Sauvage, spécialiste de l’organisation de ventes de prêt-à-porter féminin de seconde main.

« Aujourd’hui, les gens de culture sneakers nous connaissent, ce que je veux, c’est ouvrir notre univers à des publics plus larges. Clairement, les femmes s'achètent de plus en plus de sneakers. C’est devenu une pièce forte de leur style. Elles vont trouver des beaux vêtements d'occasion, mais aussi une paire de baskets. Cela peut être gagnant-gagnant », estime Francky Bendahan.

Et pour attirer au-delà des sneakerheads (comprendre les passionnés), côté Sneakerness, la formule est rodée. L'événement donne sa place aux marques, qui présentent des installations ou des modèles en avant-première avec Puma, mais aussi Crep Protect, Foot Locker, Kangaroos, Hummel, Les (Art)istes. Des boutiques spécialisées, comme The Hub, le Nouveau magasin ou Pills, amènent aussi leur univers et quelques pièces fortes, et des revendeurs individuels, limités à 75,  proposent seconde main et surtout marché gris.


Sneakerness veut attirer grand public et passionnés de sneakers - Sneakerness

« Nous sommes très vigilants concernant les faux. Le marché parallèle s’est réellement développé ces dernières années. Là où nous étions quelques-uns à parcourir l’Europe pour avoir une paire, l’engouement autour de la sneakers a attiré des personnes qui ont su saisir une opportunité business. Cela peut être réellement très lucratif. Certains ont même des boutiques à présent. L'avantage, c'est qu'aujourd'hui nous ne sommes plus regardés comme des extra-terrestres. »

Cette dynamique a ainsi fait flamber les prix et les enchères pour les lancements les plus médiatisés, en particulier pour Adidas et bien sûr Nike, qui reste le label le plus présent sur ce marché. « Les vieux modèles ne sont plus recherchés, constate Francky Bendahan. Tout se passe autour des derniers modèles. Et dans les premiers jours après le lancement. Quatre-cinq jours après, la cote ne bouge plus ». Une machine alimentée par les « drops » des marques. Pour cette rentrée des classes, certaines semaines pouvaient voir arriver plusieurs dizaines de nouveaux modèles sur le marché.

Jusqu’à l’écœurement ? « Ce marché est une bulle, c’est une certitude. Mais pour les passionnés comme moi, tous ces lancements ne constituent pas un trop plein. On en veut toujours plus. On ne peut juste pas suivre financièrement. Il faut savoir choisir ses batailles ». Les sneakerheads sont prévenus pour ce week-end.

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