Le commerce coopératif et associé se pose en pierre angulaire du dynamisme en régions

A l’heure où les politiques sur la ville et le commerce sont discutées dans l’Hexagone, le commerce coopératif et associé veut faire entendre sa voix. D'autant que celle-ci pèse près d'un tiers des ventes réalisées dans le commerce de détail en France. Ce mode d’organisation, réunissant des commerçants indépendants qui adhérent à un même groupement – souvent autour d’une centrale d’achat -, concerne des enseignes comme Intersport, Sport 2000, Passion Beauté ou Le Manège à bijoux, et des grands acteurs de l’alimentaire à l’instar de Leclerc, Intermarché et Système U. La fédération du commerce associé (FCA) s’appuie aujourd’hui sur une étude menée par Xerfi entre 2011 et 2015 pour faire valoir son rôle pivot dans l'actuel débat sur la redynamisation de centres-villes et, plus largement, des territoires.


Magasin de Champniers, près d'Angoulême, ouvert en 2016. - Intersport

Le commerce coopératif et associé pèse 150,3 milliards de chiffre d’affaires en France, avec 45 245 points de vente recensés, et 32 590 entrepreneurs (180 enseignes). Ce qui représente 30 % du commerce de détail dans notre pays. Les ventes du secteur ont augmenté de 0,4 % en moyenne par an, à périmètre constant, « alors que le secteur du commerce est en diminution dans les mêmes proportions sur la période étudiée (-0,4 %) », stipule l’étude.

Sa masse salariale a quant à elle progressé de 1,9 % entre 2011 et 2015 (alors que l’ensemble du commerce affiche une hausse de 1,2 %) englobant 546 769 employés, tandis que le taux d’investissement mesuré se situe plus d’un point au-dessus de celui de l’ensemble des modèles commerciaux (2,5 % contre 1,2 %). « Les chefs d’entreprise de ce modèle économique s’adaptent et anticipent l’avenir sur un secteur qui demande de se renouveler en permanence », avance la FCA.


La part du commerce coopératif et associé dans chaque région française - FCA

Un second volet de l’étude se concentre sur la présence de ce type de commerce dans les différentes régions, selon les territoires. « A l’heure où un Français sur deux vit dans une ville de moins de 10 000 habitants (chiffre Insee), 50,8 % des points de vente du commerce coopératif et associé sont implantés dans ces communes ». Le commerce succursaliste possède lui 30,9 % de ses adresses installées dans ces communes de moins de 10 000 habitants, soit une différence de 20 points.

Les magasins des différents groupements « participent à la dynamique des centres-villes et des centre-bourgs », car selon la cabinet Xerfi qui a passé 35 villes au crible, 65,2 % d’entre eux sont implantés au cœur des agglomérations. « Nous produisons de la richesse localement et surtout cette valeur reste au niveau local. Sans consolidation boursière, sans optimisation fiscale, nous redistribuons notre valeur ajoutée aux collectivités territoriales, à nos communes, à nos régions », se félicite Eric Plat, PDG des opticiens Atol et président de la fédération.

Si l’on prend ainsi l’exemple de la ville de Blois, les points de vente du commerce coopératif et associé génèrent 62 % du chiffre d’affaires du commerce global de l’agglomération (43 % des emplois du commerce), tandis que 65 % de ses adresses sont situées en centre-ville.

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