Le marché français de la lingerie et du chaussant a reculé en 2017

Mauvaise passe pour la lingerie et le chaussant français en 2017. Les professionnels l'avaient observé d'eux-mêmes, l'IFM vient aujourd'hui le confirmer : les ventes du secteur ont fléchi en France l'année dernière. Publié à l'occasion du Salon International de la Lingerie, qui se tient du 20 au 22 janvier, l'état des lieux chiffré du secteur est malheureusement moins bon qu'en 2016, année malgré tout plutôt stable, et fait état d'un recul de 2,5 % du chiffre d'affaires lingerie et chaussant en France.

Visuel d'illustration - Huit

Si l'on ne tient compte que de la lingerie, les ventes françaises sont en repli de 1,9 %, affirme l'IFM, qui s'appuie désormais sur des données fournies par Kantar WorldPanel. L'Institut Français de la Mode impute ce recul à « la structure de la distribution du marché de la lingerie », peut-être trop dépendante de la grande distribution ?

C'est une hypothèse car c'est bien ce canal qui a le plus souffert et perdu de terrain en 2017. Dans l'ordre, le premier canal revendeur de lingerie, à savoir les chaînes, qui concentrent un tiers des parts de marché, ont connu une légère baisse, mais font mieux que la moyenne du marché et consolide donc leur domination sur la concurrence. C'est le deuxième fournisseur de lingerie et chaussant, la grande distribution, qui accuse donc le coup et passe de 25 à 23,9 % de parts de marché.

Viennent ensuite trois canaux qui progressent au détriment de la grande distribution notamment, à savoir les grands magasins et magasins populaires (de 8,7 à 8,8 % de parts de marché), les pure players du Web (de 7,9 à à 8,2 % des parts de marché) et la vente à distance (de7,7 à 7,9 % des parts de marché).

Le dernier canal de distribution, qui malheureusement n'enraye pas la chute de son poids sur le marché, est le réseau des détaillants indépendants et multimarques, qui passe de 7,9 % de parts de marché en 2016 à 7,3 % en 2017.

A noter que le budget annuel moyen pour la lingerie et le chaussant a été estimé à 107 euros par consommatrice. La tranche 15-24 ans est toujours la plus dynamique, passant de 108 à 110 euros de budget en 2017, suivie de près par les plus de 45 ans, dont le budget annuel passe de 107 à 109 euros. En revanche, c'est une fois de plus la tranche 35-44 ans qui fait baisser la moyenne, relève l'IFM, avec un budget de 97 euros, en net baisse de cinq euros par rapport à l'année précédente.

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