Les soldes devraient passer à quatre semaines en 2019

Paris, 9 jan 2018 (AFP) - Les soldes d'hiver, qui débutent mercredi jusqu'au 20 février, seront probablement les derniers à durer aussi longtemps : le gouvernement a annoncé mardi soir vouloir les réduire de six à quatre semaines.

Les soldes débutent ce mercredi. - AFP

« Nous allons proposer (...) une réduction des deux périodes - été et hiver - de six à quatre semaines », a annoncé la secrétaire d'Etat à l'Economie, Delphine Gény-Stephann, dans un entretien publié mardi soir sur le site du journal Le Parisien.

« Ce serait pour une mise en place en 2019, vraisemblablement pour les soldes de janvier prochain. Cela laisse le temps aux professionnels de se préparer », a-t-elle ajouté, précisant que cette proposition serait intégrée au projet de loi dit « Pacte », qui sera présenté au printemps par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Ce dernier avait annoncé l'été dernier une « concertation » sur l'avenir des soldes, dans un contexte de confusion croissante chez les consommateurs entre les soldes officielles et la prolifération des promotions ponctuelles, de type « Black Friday ». Le ministre avait avancé plusieurs pistes de travail, comme raccourcir la période de soldes ou avancer celles d'hiver à début janvier, pour se rapprocher du « Boxing Day » anglais.

« Les professionnels ont exprimé le souhait de réduire la durée des soldes d'été et d'hiver afin de focaliser l'attention, créer plus d'urgence et d'envie », a souligné Delphine Gény-Stephann.

Selon la secrétaire d'Etat, la date du début des soldes restera en revanche maintenue aux dates actuelles, à savoir le 2e mercredi de janvier et le 4e mercredi de juin.

Il était « difficile de concilier la vision des petits commerçants qui souhaitent faire des soldes une période de déstockage en toute fin de saison et le souhait des grandes enseignes qui aimeraient rapprocher cette période du moment des Fêtes », a-t-elle expliqué.

Une nouvelle opération commerciale est par ailleurs à l'étude. « Ce serait une période courte de promotions, sur deux ou trois jours, lancée au niveau national », a précisé Delphine Gény-Stéphann, en précisant que les commerçants souhaitaient se « coordonner » sur ce sujet.

Outre ces réformes, la secrétaire d'Etat a choisi, une première, de lancer officiellement les soldes d'hiver en province et dans des commerces indépendants, et non à Paris et devant les grands magasins, comme c'était l'usage les années précédentes.

Delphine Gény-Stephann va se rendre mercredi matin dans plusieurs boutiques à Orléans, un « signe fort » apprécié par les professionnels du textile, un secteur fragile dont les soldes représentent encore 20 % du chiffre d'affaires.

Et pourtant il y a urgence, les soldes faisant de moins en moins d'adeptes, avec l'habitude prise par les consommateurs de profiter de réductions quasiment toute l'année, notamment grâce aux « ventes privées ».

Néanmoins, selon un sondage réalisé par YouGov/MaReduc, même si le nombre de participants diminue chaque année (61 % pour les soldes d'hiver 2016, 57% pour 2017, 54 % cette année), « ce rendez-vous continue d'avoir une utilité certaine pour la majorité des Français », avec un budget moyen chiffré à 276 euros.

Un sondage CSA pour la Fédération de la vente à distance (Fevad) anticipe pour sa part des achats sur internet de 216 euros, soit la moyenne la plus haute depuis le début de ce baromètre, « une somme en hausse de 17 euros par rapport à 2017 et de 32 euros depuis 2016 ».

« L'hiver a été vraiment doux jusqu'à présent, les Français n'ont pas encore renouvelé leurs doudounes et manteaux chauds, ils attendent », constate pour sa part Olivier Mathiot, président de PriceMinister-Rakuten, qui proposera pour l'occasion 4 millions de produits neufs à déstocker.

Par Laure Brumont

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