Marks & Spencer : nouveau gros coup de frein sur les ventes outre-Manche


Noémie Lenoir pour Marks & Spencer
L'action du groupe Marks & Spencer a perdu plus de 21 % à la Bourse de Londres mercredi 2 juillet au matin. Il s'agit de la plus forte baisse du cours depuis les sept dernières années.

Peu de temps auparavant, le distributeur britannique avait indiqué que les ventes de ses magasins britanniques avaient reculé de 5,3 % sur le trimestre bouclé le 28 juin (période de treize semaines), avec une activité des rayons alimentaires en repli de 4,5% et des "marchandises générales" en chute de 6,2 %. Le groupe a en revanche pu se féliciter de la stabilité de la part de marché de l'enseigne dans l'habillement et de ses performances internationales (ventes en hausse de 24,5 %).

Le directeur de l'alimentaire est remplacé
Le groupe a annoncé dans la foulée le départ de son directeur de l'alimentaire, Steven Esom, avec effet immédiat (il sera remplacé par le directeur en charge de la Maison et du site internet, John Dixon) et lancé un avertissement sur résultats, sans donner de précisions chiffrées.

Marks & Spencer affiche un trafic clientèle de quelque 21 millions de clients par mois mais la période est critique, a ainsi souligné le directeur général Stuart Rose. Le dirigeant a précisé qu'il s'agissait du troisième coup de frein en termes d'activité depuis le mois de novembre et qu'il anticipait des avertissements venant d'autres distributeurs alors que les difficultés devraient être plus longues et plus importantes qu'initialement prévu.

Le précédent exercice avait été bouclé sur un bénéfice de 1 milliard de livres sterling et, pour cette année, les analystes attendaient 870 millions de livres. Il leur faudra revoir leurs prévisions à la baisse. Les premières révisions tablaient sur un profit annuel de l'ordre de 800 millions.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2018 Les Echos

Mode - Prêt-à-porterDistribution