Paris Fashion Week : Louis Vuitton casse les frontières du chic

A l'extérieur, près de 5.000 fans se sont amassés pour voir entrer les stars de cinéma - Michelle Williams, Léa Seydoux, Jennifer Connelly, Catherine Deneuve et Doona Bae - au coeur de la pyramide de Pei, où était organisé le dernier défilé de Louis Vuitton.
 
Louis Vuitton - automne-hiver 2017 - Womenswear - Paris - Pixelformula

À l'intérieur, la collection a été présentée sur les quatre différents niveaux de la Cour Marly. Les vêtements variaient selon les cultures et les ethnies, mais on a assisté finalement à une expression puissante de toute l'esthétique de Nicolas Ghesquière pour Louis Vuitton, soit la rencontre du sport et de la haute couture.

Imprimés aux motifs africains utilisés comme goujons sur des bombers en daim, gilets sans manches façon Comanche en fourrure brun, noir et blanc, vestes en jeans délavé style années 1980 russes réalisées en réalité en peau de mouton. Tout pour le voyage - avec des modèles portant des Chelsea boots élastiques à rayures athlétiques et semelles épaisses.
 
« Pendant longtemps, la mode a cassé les frontières. Alors j'ai essayé de suivre cette idée. Penser multiculturel. Quand vous pensez à la mode, il n'y a pas de barrières, pas de frontières. Ainsi, mon intention était purement de voyager, ce qui correspond tellement à Louis Vuitton », a expliqué le créateur, d'humeur philosophique.
 
Louis Vuitton - automne-hiver 2017 - Womenswear - Paris - Pixelformula

« Avec tous les enjeux que posent les frontières et l'immigration aujourd'hui, je voulais montrer, à travers la mode, que l'immigration a toujours été incroyablement importante pour l'évolution de chacun d'entre nous. L'immigration est précieuse. Évidemment, Paris est une ville qui a toujours accueilli des créateurs étrangers par le passé et encore aujourd'hui. Nous sommes au Louvre et il est ouvert à tous les peuples, et il ne devrait pas y avoir de frontières au Louvre. Je voulais donc que la collection reflète tout cela », a déclaré Nicolas Ghesquière, se tenant sous deux immenses urnes de marbre grec.

Pour l'automne 2017, il a mêlé folk et champêtre, mais le résultat était pourtant très urbain. « Heureusement, nous vivons toujours dans un monde civilisé. Et je pense que moins nous construirons de frontières, plus le monde sera riche. Particulièrement en nous retrouvant ici, au Louvre, entourés par les oeuvres d'artistes des siècles précédents. C'est très précieux et nous devons tous le prendre en compte. C'est le message transmis par la mode. Parce que nous devons tous voyager », a encore indiqué Nicolas Ghesquière, dont la collection a également cassé les barrières entre les vêtements de jour et du soir. A l'instar de son final - une série de nuisettes en cuir verni mêlé à de la dentelle et de la soie.


Louis Vuitton - automne-hiver 2017 - Womenswear - Paris - Pixelformula
 
Enfin, le défilé a également souligné la puissance du luxe et en particulier de LVMH, devenu le premier groupe à organiser un show à l'intérieur du Louvre.
 
« Magnifique, spectaculaire. Nous sommes très fiers d'être ici aujourd'hui avec Louis Vuitton, la première maison à défiler au sein de notre plus grand musée », a souri Bernard Arnault, président du LVMH, dans les coulisses. Interrogé sur la façon dont son groupe avait réussi à obtenir ce privilège, Bernard Arnault a répondu d'un clin d'oeil : « Oh, cela resterait un secret entre vous et moi ».



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