Pimkie : une dernière séance de négociations en cours

Lille, 1 mars 2018 (AFP) - La dernière séance de négociations entre direction et syndicats de Pimkie sur le plan de départs volontaires voulu par la chaîne de prêt-à-porter a été suspendue dans la nuit de mercredi à jeudi faute d'accord, et reprendra à la mi-journée a annoncé la CGT.


Le siège de Pimkie à Villeneuve d'Ascq - AFP

Faute d'avoir pu trouver début janvier un terrain d'entente avec les syndicats sur un train de ruptures conventionnelles collectives, la direction avait présenté dans la foulée un plan de départs volontaires des salariés, concernant 208 emplois qui seraient supprimés, invoquant « des résultats déficitaires depuis 2015 et un chiffre d'affaires 2017 en baisse de 10 % ».

Ce plan affecterait à la fois le siège, la logistique et les magasins, dont 37 sont promis à la fermeture avec 83 emplois en moins à la clé. Pimkie compte actuellement quelque 1 900 employés.

Les discussions achoppent sur le montant des indemnités de départ et les garanties de reclassement ou de protection sociale accompagnant les départs.

Concernant les indemnités, les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC) réclament 10 000 euros brut pour tous les partants, plus 2 500 euros par année d'ancienneté. La direction n'offre que 3 000 euros pour tous les démissionnaires, plus une indemnité de 700 à 1 000 euros par année d'ancienneté, à en croire les syndicats - la direction n'a pas souhaité s'exprimer. « On est loin du compte », a protesté à la mi-journée Valérie Pringuez (CGT) au nom de l'intersyndicale.

L'entreprise refuse d'autre part de satisfaire la revendication syndicale de reclassements des partants au sein du groupe Mulliez (Leroy-Merlin, Decathlon, etc), notamment au sein de Fashion3 (Jules, Brice, Bizzbee, La Gentle Factory, RougeGorge, Grain de Malice et Orsay).

En outre, ont affirmé les syndicats, au siège et à la logistique, jusqu'à 125 salariés pourraient être mutés dans d'autres fonctions sur place et, s'ils refusaient, ils pourraient être licenciés « pour motif personnel », ce qui entraînerait une indemnisation moins importante par l'assurance chômage.

En vertu d'une clause de mobilité prévue dans les contrats de travail, les 83 salariés des magasins qui ferment sont aussi, d'après les syndicats, sous la menace d'un licenciement « pour motif personnel » s'ils refusaient d'aller travailler dans un autre magasin Pimkie.

Dans la matinée, une assemblée générale a réuni environ 200 salariés, selon Valérie Pringuez. « On a tous peur de perdre notre travail. Sur les 41 personnes de mon dépôt (celui de Neuville-en-Ferrain, près de Tourcoing, ndlr), aucune ne veut partir », a glissé à l'AFP une salariée, venue au siège suivre les négociations.

Un précédent plan de suppressions d'emplois était déjà intervenu en 2010.

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