Pitti Uomo : une refonte géographique réussie

La nouvelle géographie du Pitti Uomo, qui s’est tenu à Florence du 13 au 16 juin, est parvenue à convaincre le plus grand nombre. La réorganisation entreprise par les organisateurs du salon de la mode masculine, qui ont agrandi et déplacé certaines sections clés, a été appréciée, notamment par les exposants.

Le Pitti Uomo a bouleversé sa géographie cette saison - Pitti Immagine

Surtout le transfert de « Touch ! » , la section dédiée aux marques de recherche et d’avant-garde, située auparavant au fin fond de la Fortezza da Basso, l’enceinte de la forteresse historique qui héberge la manifestation. Positionnée désormais à l’entrée dans le pavillon Medici, « Touch ! » donne une image forte dès l’entrée au salon, comme le souligne un exposant.

« Cela valorise le Pitti car, auparavant, l’entrée était un peu pauvre avec juste des fabricants de chemises. Pour nous, c’est évidemment beaucoup mieux, car nous bénéficions de tout le flux de l’entrée. Les organisateurs ont ramené ici les meilleures marques et les acheteurs ont passé beaucoup de temps dans ce hall », se réjouit Patrick Beerens, le patron du label de marinières Orcival.

Même son de cloche pour Arnaud de Louvencourt, cofondateur de la marque de sneakers française National Standard : « Nous avons eu tout le temps du monde, avec de belles rencontres. Nous avons fait près de 40 % de nouveaux acheteurs, y compris des Américains, que nous n’avions pas auparavant ».

« Pour moi, le "Touch !" c’est la meilleure section de Pitti, donc les acheteurs y passent forcément », tranche le jeune designer Matteo Lamandini.

Autre nouveauté, l’espace majeur accordé à la très convoitée section « Futuro Maschile », consacrée au chic contemporain classique, qui a doublé de surface cette saison, accueillant aussi des collections de sportswear de recherche.

La section des artisans « Make » gagne un pavillon à part entière - Pitti Immagine

Cette nouvelle disposition a permis à certaines marques, autrefois disséminées dans le pavillon central, d’intégrer « Futuro Maschile », comme l’italienne Scaglione, spécialisée dans la maille haut de gamme. « Ici, l’esprit est plus frais par rapport au pavillon central, qui est lui plus formel. Pour nous, le type de fréquentation a changé avec des acheteurs davantage orientés sur une mode plus jeune et casual », explique la société.

Seul bémol, celui formulé par David Escudero, brand manager des souliers français Carvil, également repositionné dans ce nouveau pavillon de « Futuro Maschile » : « Je suis un peu déçu car le parcours est assez confus, avec de nombreux couloirs, alors qu’avant, tout le monde suivait le même flux dans une allée unique. Du coup, on a moins de passage, car de nombreux acheteurs n’empruntent pas ces couloirs ».

La section de la mode underground de luxe « Unconventional » a également doublé sa superficie, en se tournant vers l’athleisure, à la grande satisfaction des exposants. Autre réussite, enfin, le déplacement de « Make », la section des marques artisanales, qui est sortie des sous-sols du pavillon central pour s’installer dans un bâtiment à part entière, la Sala della Ronda, gagnant en espace et en visibilité.

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