Puma réagit après le bad buzz du magasin parisien d’Intersport

De l’art de retourner une situation épineuse à son avantage. Le 6 juillet dernier, les publicités géantes du magasin Intersport de la rue de Rivoli dévoilant les nouvelles tenues des footballeurs de l’Olympique de Marseille (avec le slogan « venu de l’eau pour mettre le feu ») avaient été arrachées par de pseudo supporters parisiens. La rivalité entre le PSG et l’OM contextualisait cet événement. Une semaine plus tard, le magasin a revêtu un tout autre habit : la nouvelle recrue parisienne, Gianluigi Buffon, s’y déploie en protégeant ses cages. La mention « maintenant, notre vitrine est bien gardée » s’affiche sur la devanture.


Intersport Rivoli a dévoilé son nouveau visage le 13 juillet au matin - DR

Une touche d’humour pour désamorcer un fait divers qui avait été relayé par la presse et fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. C’est l’agilité de Puma à changer son fusil d’épaule qu’Intersport souligne aujourd’hui. « Puma a été rapide et a finalement permis de transformer un bad buzz en good buzz de façon intelligente », expose-t-on au sein d'Intersport France, un groupement qui a atteint la barre des 2 milliards d’euros de ventes en 2017 (+10 %). « Ce point de vente est pour nous un vrai vecteur de communication, puisqu’il s’agit de notre seule adresse à Paris. Le plus important dans cette affaire est qu’il n’y ait eu aucun blessé » lors des dégradations de la vitrine.

La marque allemande, qui équipe l’OM à partir de cette saison 2018/19 et est également le sponsor « à vie » du footballeur italien, justifie de son côté être « une marque de football ancrée sur la créativité et la rapidité de réaction ». « L'arrivée de Gianluigi Buffon dans la capitale est une opportunité unique de communiquer sur le digital et dans la vraie vie de nos consommateurs, au cœur de Paris ». Elle calme aussi le jeu en se disant attachée « aux valeurs du sport et principalement le respect qui anime les sportifs, mais également les supporters ».

Rappelons pour conclure que le magasin de la rue de Rivoli (1 800 mètres carrés) appartient au groupement Prosport, mené par Bernard Joannin et surtout développé dans le nord de la France. Il s’agit d’une vitrine cruciale pour l’enseigne depuis son ouverture en 2014 et d’autant plus en période de Coupe du monde de football. Avant la finale, Intersport aurait vendu dans l’Hexagone près de 100 000 maillots bleus (estampillés Nike), soit deux fois plus que pendant l’Euro 2016.    

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