Pure London : entre exotisme et sport chic

L'affluence était plutôt modérée, mais l'ambiance effervescente au Pure London. Le salon de mode s'est terminé lundi après trois jours consacrés aux voyages interplanétaires, aux créations ethniques et exotiques, et au sportswear technique. Le salon avait lieu à l'Olympia, gigantesque espace d'exposition construit en 1886, situé à Hammersmith, à l'est de Londres.


Un défilé du salon Pure London à l'Olympia London

Près de 800 marques ont investi l'immense hall en verre, connu pour les grands noms qui s'y sont abrités, depuis le Général de Gaulle qui en avait fait le point de rassemblement des partisans de la France Libre en 1940, jusqu'à Jimi Hendrix et Pink Floyd, qui y ont donné des concerts d'anthologie dans les années 1960.
 
Installé sous la monumentale verrière en fer forgé, le Pure London a organisé une série de défilés, de conférences, d'entretiens et de séminaires donnés par des designers reconnus, comme la créatrice punk écossaise Pam Hogg, qui a prononcé le discours inaugural du salon, ou le créateur Henry Holland, originaire du nord de l'Angleterre, qui a parlé de l'équilibre entre ses deux métiers : celui de créateur de mode et celui d'entrepreneur. Plusieurs experts de l'industrie de la mode, dont l'auteur de ces lignes, ont donné des séminaires.

L'un des fils conducteurs du salon était la mode ethnique. Le rideau du podium central portait l'inscription « Kinship » (parenté, lien du sang) et des marques comme Jessica Russell Flint Design ont montré des imprimés de poissons tropicaux tendance hippie chic; une des marques exposées s'appelait même Zen Ethnic.

Lors de ce week-end où le Britannique Chris Froome a gagné son quatrième Tour de France, l'un des stands les plus fréquentés était celui d'Eurosport. Les motifs en zigzag utilisés par cette marque sur ses cuissards, ses hauts ultra techniques et ses mitaines de cyclisme coïncidaient bien avec cette victoire. De même, la marque berlinoise Fusionwear by Arys a présenté des pantalons de jogging et des leggings très chics, parfaits pour un petit footing autour du Tiergarten avant d'aller danser sur de la deep house sur la terrasse du House of Weekend... On a aussi remarqué Eivy et sa ligne Unbored Unboard, une marque suédoise à surveiller, qui a présenté des cache-cous fourrés en laine polaire, des sweats à capuche et des leggings à imprimé ananas. À vrai dire, malgré le temps pluvieux qui battait la verrière pendant le week-end, de nombreux stands proposaient des tenues de plage et de surfeurs...

Autre tendance importante, l'idée des textiles révolutionnaires était très présente, notamment les textiles naturels innovants. Montado, une entreprise portugaise, a présenté une grande variété d'articles : cartables, cabas, tennis, mocassins, portefeuilles, carnets et même des chapeaux, tous confectionnés en liège.

Le Pure London est considéré comme le salon de mode le plus influent du Royaume-Uni, avec des collections de vêtements féminins, de chaussures, d'accessoires et de mode enfant - mais aussi une section appelée Pure Man, dédiée à la mode masculine et placée sous le thème « Concept », une section pour les créateurs de luxe émergents et même une section réservée à la mode turque. Le Pure London sera de retour à l'Olympia l'an prochain, du 11 au 13 février 2018.

Traduit par Paul Kaplan

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