Simon Porte Jacquemus s'exprime en « amoureux » de Marseille

« Mon obsession c'est que tout le monde tombe amoureux de Marseille », déclare le créateur Simon Porte Jacquemus, mis à l'honneur dans la cité phocéenne avec une double exposition intitulée « Marseille je t'aime » au Mac et au MuCem.

« Mes potes allaient traîner à Aix-en-Provence, moi j'étais fasciné par Marseille, je prenais trois bus pour venir, je marchais sous la chaleur, je prenais un "ice tea" à l'épicier, je me baignais, je repartais », a raconté à l'AFP le créateur de 27 ans, qui a grandi à Mallemort (Bouches-du-Rhône) dans une famille de cultivateurs.


« J'ai toujours été amoureux de cette corniche, des gens, de l'énergie de Marseille, je ne me suis jamais senti en insécurité », poursuit cet autodidacte qui a connu une ascension fulgurante, se faisant connaître avec une mode solaire et poétique, à l'esthétique naïve.

Pour la 2e édition du festival OpenMyMed, organisé par la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode (MMMM), le jeune créateur a eu carte blanche pour élaborer deux expositions très personnelles.

La première, intitulée « Maisons », visible au Musée d'art contemporain jusqu'au 14 janvier, est une installation autour de l'idée de la maison dans le Sud. Au MuCem, l'installation « Images », permet de voir jusqu'au 31 juillet des photos et vidéos tournées pendant six ans par Simon Jacquemus sur son téléphone portable.

Film annonçant l'exposition

Le jeune créateur, dont la marque génère aujourd'hui sept millions de chiffre d'affaires, s'est fait connaître aussi grâce à son compte Instagram, suivi par près de 300.000 personnes, où l'on peut voir sa famille, ses amis, lui-même déambulant pieds nus dans le Sud.

« Je voulais entrer dans les musées d'une autre manière que par les vêtements, par des photos, des sculptures, des vidéos, qu'on comprenne mon univers », explique-t-il.

Le 14 mai, le MuCem a accueilli un défilé ouvert au public de la collection printemps-été 2017, intitulée « Les Santons de Provence », une ode à la région, où les mannequins ont défilé entre autres sur la passerelle panoramique entre le musée et le Fort Saint-Jean, filmés par des drones.

« J'ai été surpris par l'engouement que ça a suscité, plus que pour un défilé à Paris ! Il y a vraiment un public ici qui a soif de mode, car la mode est loin d'eux », dit Simon Jacquemus. « Je parle de la France d'abord, avant de parler de Paris, j'ai beaucoup mis en avant mes origines et c'est ça qui me porte, les collections le plus aimées sont celles qui parlent de mes racines. »

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