Surfstitch se déleste de Surfdome

Le groupe d'e-commerce australien dédié aux sports de glisse, qui connaît des difficultés ces derniers temps et a décidé de se retirer de la scène internationale, est sur le point de céder le site Surfdome, basé au Royaume-Uni.


Surfdome

Les administrateurs de FTI Consulting ont annoncé avoir trouvé un accord pour vendre l'entreprise britannique à Internet Fusion pour 7 millions de livres (7,8 millions d'euros). Une partie de cette somme sera versée en avance, le reste étant versé plus tard, selon la presse spécialisée australienne.

Internet Fusion est un spécialiste de la vente d'articles de sport, soutenu par un capital privé, qui met la main sur Surfdome à un prix cassé. Surfstitch aurait pourtant payé 16 millions de dollars australiens (10,55 millions d'euros) pour récupérer la part de Surfdome détenue par Quiksilver il y a trois ans - la somme n'a pas été confirmée et d'autres rapports ont évoqué la somme d'une trentaine de millions d'euros payée par Surfstitch pour acquérir Surfdome auprès de Quiksilver et de son fondateur, Justin Stone.

L'achat de Surfdome en 2014 faisait partie d'une stratégie d'acquisitions massives par les fondateurs de Surfstitch, Justin Cameron et Lex Pedersen, avant l'introduction en Bourse à 214 millions de dollars australiens (141 millions d'euros) au mois de décembre de la même année. Elle a donné à la société australienne une présence considérable au Royaume-Uni et en Europe. L'année suivante, la société a encore dépensé 120 millions de dollars australiens (79 millions d'euros) afin de soutenir une croissance rapide, grâce à des acquisitions multiples, comme le site de prévisions spécialisé dans le surf Magicseaweed, basé au Royaume-Uni. Mais l'efficacité de cette stratégie a été remise en cause un peu plus tard par le nouveau conseil d'administration constitué après le départ de Justin  Cameron.

Les administrateurs ont précisé que même si Surfdome représente pour l'entreprise une valeur de 34 millions de dollars australiens (22,4 millions d'euros) et dégage des profits grâce à des ventes qui atteignent 82 millions de dollars australiens (54 millions d'euros), elle rencontre encore des difficultés. 

Traduit par Paul Kaplan

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