Wolford dévoile son projet de lingerie biodégradable

La marque autrichienne Wolford a profité du salon Avantex pour lever le voile sur son grand projet : une collection d’habillement entièrement biodégradable et sans rejets chimiques. L’objectif étant que ces matériaux « auto-destructibles » composent 50 % des pièces de la marque dans la décennie.
 
Le premier ensemble biodégradable de Wolford - Wolford

Pour l’heure, Wolford a dévoilé sur le salon un premier ensemble de lingerie, culotte et soutien-gorge. « Le produit d’habillement le plus compliqué », souligne Andeas Roehrich, directeur du développement produit et du sourcing textile, venu présenter un modèle neuf, ainsi que son équivalent bio-dégradé, devenu un amas de lambeaux couleur terre. Le fruit de trois années d’investissement et de tests menés avec l’Austrian Reseach Promotion Agency (FFG), et en s’appuyant sur une cinquantaine de sociétés composant le consortium COIN.
 
« Pour rendre l’habillement responsable, on peut soit réduire la consommation, soit réutiliser les produits, ce qui est délicat pour la lingerie et les bas, soit se tourner vers le recyclage. Pour cela, il faut repenser entièrement la conception », explique le responsable, qui évoque notamment la question épineuse de la coloration qui, lorsque le matériau se décompose, ne doit pas entraîner la dispersion de produits dans la nature.

Wolford entend produire une collection partiellement biodégradable pour l’automne-hiver 2018, puis une collection intégrant une offre biodégradable pour tous types de pièces dès le printemps-été 2019. La formule utilisée pour arriver à ce résultat repose notamment sur le Modal, la fibre cellulosique de l’autrichien Lenzing, l’huile à base de polymères biodégradables Infinito de l’entreprise Lauffenmülhe et le fil spécial Roica Premium.

« Nous aimerions pouvoir mener cette idée encore plus loin. Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut pas faire cela seul », insiste Andeas Roehrich, évoquant les investissements nécessaires et leur impact sur les coûts du produit lui-même. « Wolford n’est pas une grosse société. Nous ne consommons à l’année que 400 tonnes de fils. Mais nous pensons que, même si nous sommes petits, nous pouvons agir comme catalyseurs dans ce domaine. »

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