Instant Luxe surfe sur le marché de l'occasion... de luxe

Vive la crise, les restrictions qu’elle engendre et avec elle, une créativité boostée. Exit la fast fashion, bienvenue aux dépenses, responsables mais pas pour autant raisonnables. Car oui, on peut aussi se faire plaisir sans se serrer la ceinture.

D’ailleurs, l’occasion, génératrice de 6 milliards d’euros tous secteurs confondus, se découvre des lettres de noblesse insoupçonnées. Et Instant Luxe en profite pour clouer le bec aux sceptiques. Le site a ouvert il y a quelques mois (mai 2009) et a déjà rassemblé son cercle de fans.


Copie d'écran du site Instant Luxe rentrée 2009

Comment ça marche ?
Il permet de vendre ce produit haut de gamme qui trône dans votre armoire et dont vous vous êtes enfin décidé à vous séparer. Après une petite séance photo faite maison et votre estimation du prix de vente, il s’agit d’envoyer le cliché de votre objet à Instant Luxe qui, après une vérification authenticité auprès des modérateurs, se fera la vitrine de votre précieux bien. Puis, un jury d’expert (Articurial, Drouot…) authentifie et expertise les produits au moment de la vente. Oyez oyez, acheteurs!

Le petit site qui monte qui monte qui monte
Sous peu, Instant Luxe proposera à sa clientèle parisienne (45 % de son portefeuille contact) un service de gestion de A à Z et ouvrira son offre à l’univers de bébé.

Un développement dû au succès grandissant de cette plateforme qui « double tous les mois ses visites depuis septembre », affirment en cœur les fondateurs d’Instant Luxe, Clément Le Chatelier et Yann Le Floc’h.

Qui sont-ils ces visiteurs ? 10 % sont des particuliers (CSP+ ou étudiant, premiers acheteurs) et 90 % sont des professionnels (dépôt de vente ou revendeurs) ravis de cette nouvelle alternative de vente. Une répartition que nos interlocuteurs souhaitent « équilibrer à 50/50 % d’ici à 1 an », nous disent-ils.

A noter que 10 % des acheteurs vient de l’étranger. La Belgique, la Suisse et l’Allemagne en tête de liste.

Le panier moyen tourne entre 500 et 1000 euros et le taux de fidélité, véritable baromètre de satisfaction, monte à 30 % pour les vendeurs. Et pour faire grimper les statistiques, mais aussi pour exploiter au mieux leur terrain de jeu, les deux dirigeants ont imaginé les ventes thématiques par marque, par secteur ou à destination d’œuvres caritatives.

« Par exemple, pendant dix jours, une partie du site sera réservée à Louis Vuitton, ou encore, en décembre, nous ferons une vente spécial montres », explique Yann Le Floc’h.

« Certaines maisons font aussi office d’expert. Ce fut le cas avec Morabito, ajoute Clément Le Chatelier. Non seulement cela remet la griffe sur le devant de la scène, mais cela lui permet aussi de gagner en liquidité ».

« Le marché de l’occasion, s'il est structuré, génère de la liquidité. C’est un concept en win/win (gagnant/gagnant, ndlr) entre les marques et notre site », conclut le tandem.

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