"Jeune Rue": Cédric Naudon répond aux attaques 

Devant le tonnerre de critiques et d’accusations portées au projet de la « Jeune Rue », le président-fondateur Cédric Naudon apporte ses précisions. 


Cédric Naudon, président fondateur de la "Jeune Rue" (crédit Yannick Labrousse)

FashionMag.com: Où en est véritablement le projet la « Jeune Rue » ?

Cédric Naudon : Le projet avance. La boucherie sera ouverte dans une semaine, peut-être même avant, et pendant les fêtes nous avons même ouvert une cave à vins éphémère. Il faut comprendre que le projet n’a que 8 mois et, comme la plupart des chantiers parisiens, oui nous sommes en retard. Nos 4 restaurants sont également ouverts, les critiques sont même élogieuses et nous remplissons. Je suis juste un restaurateur ayant envie de faire bien manger les gens.


FM: Comment rester crédible avec un projet où déjà 35 personnes ont été licenciées ?

CN: Je me suis séparé de beaucoup de gens c’est vrai, de certains qui voyaient en ce projet l’occasion de se faire de l’argent ou une notoriété, d’autres dont j’ai dû arrêter les contrats vus les retards pris au développement du projet et qui recevront leur solde de tout compte en janvier. J’assume l’effet d’annonce, fait trop tôt, nous avons vu trop grand, mais les différents commerces ouvriront au rythme imposé par les contraintes. Faisons un bilan dans 5 ans ! Et n’oublions pas que de nombreux chantiers de la capitale ont parfois des années de retard !

FM: Malgré le désengagement de votre investisseur principal, la BPI ?

CN: Le désengagement de la BPI est lié à un commun accord et cela est confirmé par Pedro Novo, directeur de la BPI Ile-de-France. D’ailleurs, la BPI est toujours partenaire et garante des crédits bancaires mais ne nous sommes pas partenaires associés. Nos rapports sont très bons.

FM: Confirmez-vous l’arrivée d’un nouvel investisseur, la société Decacao (Jeff de Bruges) ?

CN: Oui, cela a déjà été annoncé dans le Journal du Dimanche.

FM: Que répondez-vous aux différentes accusations de votre ancienne équipe ?

CN: Concernant Johann Berger, l’ancien responsable des travaux, son évincement est relatif à la facture présentée récemment, d’un montant triple de ce que d’autres expertises ont démontré. L’affaire est entre les mains de nos avocats. Arnaud Daguin a quant à lui, plusieurs fois changé son fusil d’épaule, il souhaite que le projet continue mais n’était plus raccord avec nos ambitions.

FM: Une autre affaire devrait faire parler, celle concernant le restaurant Manger de Thierry Monassier…

CN: Nous étions en process d’acquisition avec le restaurant Manger, et nous avons jugé que la gestion et l’état des finances de Manger n’était pas satisfaisant. J’ai donc souhaité me désister et j’ai rendu la présidence du restaurant.

FM: Pierre-Henri Bizon, propriétaire de la marque « Jeune Rue », vous réclame aussi 130.000 euros ?

CN: Là aussi, le montant de la vente proposée par Pierre-Henri Bizon dépasse l’entendement. On a refusé tout simplement ce montant, nous sentant floué. Là aussi l’affaire est entre les mains d’avocat.

FM: Un mot sur la société Euroficim que vous auriez liquidée ?

CN: Il y a bien eu une condamnation sur cette société mais je n’en étais pas le gérant. C’est une affaire personnelle sur laquelle je n’ai aucun commentaire à faire.

FM: Et sur l’affaire de la Rolex ?

CN: C’est un achat que j’ai rendu, comme un simple client qui n’était pas satisfait de la marchandise achetée.

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