​L'e-commerce en Europe devrait franchir la barre des 600 milliards d’euros en 2019

Les ventes en ligne BtoC de l’Europe devraient atteindre cette année les 621 milliards d’euros, en progression de 14 % par rapport aux 547 milliards d’euros affichés l’an passé (+11,87 %), selon le dernier rapport de la confédération professionnelle Ecommerce Europe.


Pas moins de 66 % du e-commerce BtoC européen se fait en Europe de l'Ouest - Shutterstock

L’Europe de l’Ouest reste la locomotive de l’e-commerce du Vieux Continent, avec 363 milliards d’euros, soit 66 % du chiffre d’affaires européen en 2018. L’Europe du Sud suit avec 14 %, soit 78 milliards d’euros. Si les pays du Nord ne cumulent que 49 milliards d’euros, ou 9 % du total, ces pays affichent néanmoins le plus gros montant moyen dépensé avec 2 046 euros par cyberacheteur.

Quand il s’agit du taux de pénétration, c’est en revanche du côté de la Suisse qu’il faut regarder, 88 % des consommateurs helvètes ayant effectué un achat en ligne durant l'année écoulée. Arrivent ensuite le Royaume-Uni (87 %) et le Danemark (86 %). En queue de classement figurent la Bulgarie (31 %), la Roumanie (26 %) et l’Ukraine (22 %), chiffres illustrant le potentiel de croissance que représente l’Europe de l’Est.

Au milieu de l’analyse des différents freins aux achats en ligne, Ecommerce Europe relève que les délais de livraison restent un obstacle pour un certains nombre d'internautes, et en particulier au Monténégro (pour 22 % du panel local), en Hongrie (12 %) et en Turquie (10 %). A ce problème s’ajoute celui de l’inquiétude entourant la sécurisation des paiements, et qui est mentionné par 29 % des consommateurs portugais et 25 % par les clients turcs.

« En dépit des progrès réalisés concernant le marché unique numérique, les entreprises sont toujours confrontées à des obstacles au développement, notamment transfrontalier », point Marlene Ten Ham, secrétaire générale d’Ecommerce Europe. « Tout d'abord, nous devons appliquer les réglementations en vigueur avant d'en créer de nouvelles. Deuxièmement, nous devons harmoniser les règles et normes essentielles afin que les entreprises puissent s’appuyer sur un seul ensemble de règles à travers l’Europe. Enfin, nous avons besoin de davantage d’investissements dans les nouvelles technologies et les compétences numériques pour donner aux entreprises de commerce électronique le pouvoir de façonner l’avenir numérique de l’Europe ».

Ecommerce Europe réunit une vingtaine de fédérations nationales de la vente en ligne, ainsi que des portails de vente comme Ebay, Veepee ou encore Amazon via leurs divisions nationales.

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