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23 nov. 2014
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Camaïeu face au défi logistique du web et de l'international

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23 nov. 2014

Alors qu'elle développe encore sa jeune activité e-commerce et qu'elle vise désormais le marché asiatique, l'enseigne nordiste d'habillement féminin s’apprête à devoir faire évoluer son outil logistique, pour l'heure organisé avec efficacité pour desservir un réseau d'ampleur continental.
 

Stephane Lefebvre, directeur de la supply chain de Camaïeu


Quelque 13 millions d'euros ont déjà été investis ces cinq derniers années pour développer les outils logistiques de l'entreprise. C'est depuis l’entrepôt de Roubaix que sont menés une trentaine d’expéditions, aussi bien à destination des internautes que des 1 080 magasins de l'enseigne.
 
Avec un 2,5 millions de colis expédiés par an, l'entrepôt condense sur 40 000 m² les réceptions, contrôles, et réexpéditions de stocks, en attente sur un site voisin. De quoi alimenter un réseau totalisant 70 millions de pièces vendues par an, le tout dans des délais limités.

"Tous nos magasins sont à deux jours de transport de ce centre logistique, via des sites intermédiaires d'éclatements", explique Stéphane Lefebvre, directeur de la supply chain de l'enseigne. "Et nous avons lancé l'e-commerce en 2008. Nous sommes encore tout jeune, mais cela représente un défi car les commandes ont été multipliées par quatre ces dernières saisons".
 
Pour l'heure, Camaïeu se veut discret sur la part de ses ventes en ligne. Celle-ci générerait des revenus équivalents à 8-10 gros magasins de la marque, indique simplement la direction. Une mise en place logistique facilitée par les clientes elles-mêmes : deux tiers des commandes étant directement retirées en magasins.
 
"Le maillage de notre réseau est tellement dense que chaque cliente ou presque a un magasin Camaïeu en bas de chez elle", se félicite ainsi Stéphane Lefebvre, pour qui les ventes en ligne devraient être soutenues par la version mobile du portail récemment mise en orbite.
 
Mais c'est surtout l'international qui amène aujourd'hui la marque à préparer sa transition logistique. Après s'être étendue aux pays de l'Est, puis à la Russie, la marque s'est lancée en Asie en 2013 avec l'Indonésie et les Philippines.
 
Un challenge, pour le "numéro un du prêt-à-porter en France", avec cette fois des distances et délais plus importants à prendre en compte pour alimenter ses franchisés locaux. Notamment avec l'Indonésie, dont les complexes procédures, impliquant des controles dès l’expédition, porte à plus de trois semaines les délais.
 
"Lorsque notre positionnement en Asie atteindra un certain stade, il nous faudra évoluer dans notre approche", explique Stéphane Lefebvre. "Nous allons devoir nous poser la question dans les trois ans qui viennent". Pour l'heure, aucun budget d’investissement logistique n'est communiqué.
 
Cette annonce intervient un an après les difficiles renégociations ayant entouré la dette de la marque, évaluée alors à un milliard d'euros. C'est durant cette période que les rênes de la marque ont été confiées à Elisabeth Cunin, ex-dirigeante de Comptoir des Cotonniers et Princesse Tam.Tam.

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