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26 juil. 2010
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"Cri d'agonie" d'élus alsaciens à Sarkozy pour sauver une entreprise textile

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AFP
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26 juil. 2010

STRASBOURG, 24 juil 2010 (AFP) - Douze élus de la vallée de Saint-Amarin (Haut-Rhin) ont écrit à Nicolas Sarkozy afin qu'il démêle l'imbroglio dans lequel se trouve la SAIC-Velcorex, fleuron de l'industrie textile locale en liquidation judiciaire depuis mars.

Nicolas Sarkozy
Pascal Pavani

"C'est un cri d'agonie que vous adressent les élus de la vallée de Saint-Amarin au sujet du devenir plus qu'incertain" de l'entreprise de tissus, écrivent-ils dans leur missive adressée au chef de l'Etat, dans laquelle ils plaident pour la reprise du site par un entrepreneur textile alsacien.

Pierre Schmitt est candidat à la reprise, dans un premier temps, de 50 salariés sur 135 de la SAIC-Velcorex, en liquidation judiciaire sans poursuite d'activité depuis le 31 mars. Le tribunal de commerce de Mulhouse se prononcera jeudi prochain sur ce dossier de reprise.

Selon la loi, M. Schmitt doit reprendre l'intégralité du personnel, ce qu'il exclut car cela mettrait son projet en péril. Il est donc obligé de demander à chaque salarié de renoncer par écrit à son droit d'être repris pour pouvoir choisir les personnes avec lesquels il reprendra l'activité.

A ce jour, "près de 90%" des 135 salariés "ont accepté de ne pas exiger" leur réintégration d'office, disent les élus.

Ils regrettent toutefois le refus de la direction du travail de ne pas avoir donné son aval au licenciement de 6 des 14 salariés protégés. Tous les autres ont été licenciés quatre mois plus tôt par le liquidateur.

Ils s'ajoutent aux employés qui avaient exigé leur réintégration, ce qui oblige le repreneur à embaucher du personnel qui ne répond "pas forcément aux compétences nécessaires" à sa "stratégie industrielle et commerciale", dit encore la lettre.

Autre difficulté: le fond de garantie des salaires rejette sur M. Schmitt la prise en charge de la paie de juillet pour les employés repris, ce qui ne peut "que conduire le projet de Pierre Schmitt à l'échec", estiment-ils.

"Nous avons dû nous battre sans relâche contre l'inertie et le blocage des services préfectoraux et ceux relevant du ministère du Travail", disent les élus. Ils en ont appelé à "l'autorité" du chef de l'Etat pour que la vallée de Saint-Amarin, qui a perdu 1.000 emplois industriels en 10 ans, "ne connaisse pas une fois de plus un choc économique dramatique".

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