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29 mars 2016
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​Le Chic accuse une baisse de fréquentation

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29 mars 2016

Le Chic doit encore trouver ses marques à Shanghai. La manifestation chinoise, qui a fermé ses portes le 18 mars dernier, n’a pas fait l’unanimité auprès des exposants chinois et internationaux.


Le pavillon français à Shanghai.


« Comparé à mars 2015, il y a moins de monde et d’exposants. En réalité, de nombreux groupes sont occupés en mars. Le salon serait mieux en avril et en mai d’autant que, parmi les visiteurs, il y a tout de même beaucoup de consommateurs et de franchiseurs », commente un poids lourd de la mode casual chinoise.

Les organisateurs confirment par leurs chiffres une baisse du visitorat assez importante. Ils avancent un peu plus de 104 000 visiteurs, contre 125 000 en mars 2015, soit une chute en un an de près de 17 %. Le salon avait déménagé il y a un an de Pékin à Shanghai, et sans doute l’effet de curiosité est passé.

Pour Chen Dapeng, vice-président du China National Garment Association, coorganisateur du salon, la baisse est également liée à une professionnalisation du visitorat et le niveau du salon retrouve de fait le niveau atteint au cours des dernières sessions à Pékin.

L’autre explication pourrait être le fait que le marché n’est pas prêt pour deux sessions par an, le Chic ayant lancé à l’automne dernier une deuxième session.  « En octobre, il n’y avait personne, je ne referai pas cette session. En revanche, là, nous sommes contents. Le premier jour, il y a eu un monde fou avec des acheteurs, des agents, des e-commerçants. En mars 2015, cela s’était très bien passé et nous avions signé avec trois clients dont un qui gère 25 magasins. On aimerait maintenant avoir un partenaire », commente ainsi Olivier Houta, directeur de développement de Redskins.

En réalité, la mutation du commerce en Chine semble plus lente qu’escompté. « La mutation ne s’est pas faite à la vitesse qu’on pensait. Il y a également une situation de surproduction des groupes chinois, qui n’ont pas exporté autant que prévu. A laquelle s’ajoutent la puissance du e-commerce et la loi anti-corruption, qui a déstabilisé les grands magasins. Le marché chinois digère tous ces événements », commente Gérard Roudine, en charge du pavillon Paris For Ever et consultant pour la Fédération française du prêt à porter féminin.

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