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13 nov. 2014
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​Lin : un congrès vraiment mondial à Budapest

Publié le
13 nov. 2014

Du 5 au 7 novembre, la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC) tenait à Budapest le second congrès international de la filière. Rendez-vous auquel les professionnels chinois, japonais ou indiens ont une nouvelle fois répondu présent. 

Bart Depourcq, président de la CELC


Des cultivateurs aux filateurs et tisseurs, ce second rendez-vous a ainsi rassemblé 250 professionnels internationaux dans la capitale hongroise. "C'est une occasion unique de se réunir pour une filière dont les acteurs ne se rencontrent que durant ces congrès" explique Marie-Emmanuelle Belzung, directrice de la CELC, et chef d'orchestre du rassemblement. 

Des professionnels de l'association nippone de promotion du lin Asabo aux représentants de la fédération chinoise CBLFTA en passant par une délégation de la filière indienne, egyptienne ou encore sud-afraince, le rendez-vous affiche une ampleur renforcée après le premier rassemblement du genre, intervenu en 2012 à Bruxelles. 

Le Congrès a ainsi reçu plusieurs hôtes de marque. Comme Alberto Paccanelli, président de l'association européenne des fabricants de textile-habillement Euratex. Ou Ren Weiming, l'habituellement très discret directeur de la société chinoise Kingdom, plus grand filateur mondial de lin. Ou encore Jos de Smedt, directeur de la division agriculture du gouvernement flamand. 

Ce rendez-vous intervient au sortir d'une période complexe pour la filière. Produite à 80 % entre la France, la Belgique et les Pays-Bas, la fibre de lin a connu après la faillite de Lehman Brothers un recul de son prix, appuyée par une production plus importante que par le passé. 

A l'occasion de ce congrès, les producteurs de lin ont donc notamment exprimé leur souhait de désormais mesurer leur production pour maintenir leurs revenus. Ainsi que pour mieux s'assurer la qualité des recoltes, facteur du succès actuel de la filière, qui rectruce à travers l'Europe.

De leur côté, les clients chinois et indiens ont au contraire appelé à une hausse de la production, pour répondre à leurs grandissants besoins d'approvisionnement. 

D'où l'appel à la concertation lancé par Bart Depourcq, président de la CELC. "Nous sommes une filière pleinement mondialisée" a-t-il souligné. "Il faut donc se soucier des maillons en amont comme en aval. Sans indicateur international fiable, la stratégie de notre filière demeure aléatoire. Ma conviction profonde réside dans le fait que nous devons nous faire confiance, pour prendre respectivement les bonnes décisions". Un appel lancé aux partenaires étrangers à partager les données sur leurs filières respectives. 

 

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