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2011: l’année du m-commerce ?

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25 déc. 2010

m-commerce
M-boutique La Redoute
Quelque 7 millions de Français se connectent aujourd’hui à Internet via leur téléphone (chiffre GFK – décembre 2010). Une évolution notable de l’utilisation du web qui n’a pas manqué de rejaillir sur le e-commerce. Selon la Fédération du e-commerce (Fevad), quelque 25% des connectés à l’Internet mobile ont acheté un produit/service au cours de la première moitié de 2010. Ils étaient même 9% à avoir acheté des vêtements, et 6% des produits de beauté, avec des intentions pouvant atteindre 10 et 9% pour l’avenir.

Entre simple vraie évolution de la vente en ligne ou simple phénomène de niche, le m-commerce a donc déjà dévoilé son potentiel. "Nous assistons à un vrai virage avec le développement rapide des smartphones. Les ventes via ces derniers vont devenir un mode de consommation à part" n’hésitait pas à assurer dès avril dernier Benoît Cassaigne, vice-président senior de l’institut Médiamétrie.

Au top des e-commerçants de France, La Redoute, 3 Suisses, Vente-Privée, BrandAlley ont tous franchi le cap. "On pense que nous allons être le 1er acteur français sur le marché du mobile", se félicitait même en novembre Guillaume Darrousez, directeur commercial du e-commerce de La Redoute. Le site FruitRouge a vu rapidement le mobile peser 1% de son chiffre d’affaires. "J’en étais le premier surpris", confie Julien Casel, son fondateur. Shopstyle tablait pour sa part sur 8% de clics en provenance des mobiles pour les fêtes 2010.

Et, pour Vente-privée, le m-commerce pèserait déjà une dizaine de millions d’euros. "Il est clair que le m-commerce va prendre une place importante dans la manière de consommer" pour Michael Benabou, cofondateur en charge du développement du site. "Nos enfants n’agiront pas comme nous, et cela va se voir très vite".

Car le développement de ventes mobiles a ses contraintes propres. Là où les internautes ont très majoritairement accès au haut débit, les mobinautes se heurtent aux limites des connexions Edge et 3G, poussant les concepteurs à l’épure afin de limiter les temps de chargement. Une autre contrainte, qui freine quant à elle l’émergence du m-commerce, est l’incompatibilité des téléphones. Entre Iphone, Blackberry et autres, les constructeurs ont leurs propres standards, contraignant les entreprises à développer diverses versions de leur boutique. Un état de fait qui en décourage certains, et qui a notamment provoqué la prédominance des applications Iphone dans le domaine.

Au final, selon une étude Benchmark, seuls 12% des sites consultés auraient pour l’heure lancé une application mobile commerciale, quand 18% annoncent vouloir franchir le cap dans l’année, et 18% à plus long terme. Ils sont cependant encore 52% à ne pas envisager de se lancer dans la vente mobile. Mais l’année 2011 pourrait bien être celle d’un changement de mentalité.

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