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A Clermont-Ferrand, le textile de la révolte

Par
AFP-Relaxnews
Publié le
today 15 juil. 2016
Temps de lecture
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Comment résister à l'oppresseur sans arme à la main ? Avec un simple fil et une aiguille, comme l'ont démontré certains peuples et de grandes figures du pacifisme, auxquels rend hommage une exposition au musée Bargoin de Clermont-Ferrand.


Jusqu'au 31 décembre, « Rebelles » réunit quelque 75 pièces patrimoniales et créations contemporaines pour aborder l'histoire de la non-violence à travers ceux qui ont détourné les codes vestimentaires et transcendé l'usage du textile pour contester l'ordre établi.

« Lors des différentes colonisations, les peuples autochtones ont été souvent confrontés à un modèle qu'on allait leur imposer. La confection de vêtements, de parures va devenir le témoin de leurs rébellions pacifistes », explique la directrice du musée Bargoin, Christine Bouilloc.

L'appel au boycott du textile anglais par le Mahatma Gandhi en est certainement l'exemple le plus illustre. Dès 1921, il incite les Indiens à tisser le khadi, chez eux et à la main, pour fabriquer leurs vêtements. Une initiative qui deviendra le symbole de l'indépendance politique et économique de l'Inde, à l'image du rouet (charkha), toujours présent sur le drapeau du pays.

Tout comme Gandhi, Nelson Mandela a également « porté la cause », littéralement. Après avoir lutté en prison pour porter des pantalons longs qui lui étaient interdits, Madiba refuse le costume-cravate pour arborer des chemises colorées et imprimées de motifs peu protocolaires.

« Cette chemise sera offerte en cadeau diplomatique comme l'identité de Mandela mais aussi d'une nation qui était contre l'apartheid », souligne celle qui est aussi co-commissaire de l'exposition.

Moins connues, ces coiffes de femmes créoles qui ont contourné les lois coloniales leur interdisant de porter des chapeaux, du temps de l'esclavage dans les Antilles, en drapant un foulard en madras en signe distinctif de beauté.

Dans les îles du Pacifique, le « tapa » - tissu obtenu à partir du battage de l'écorce intérieure du murier à papier - n'a pas disparu malgré les tentatives répétées des missionnaires et des marchands qui l'interdirent afin d'évangéliser et de vêtir à l'occidentale ces populations.

L'assemblage de bouts de tissus a aussi été un outil clandestin pour dénoncer la répression du pouvoir en place. Au Chili, les femmes dont des proches avaient disparu sous la dictature de Pinochet ont réalisé des « arpilleras », tapisseries colorées en toile de jute dont les motifs dénonçaient les violations des droits de l'Homme.

Autre expression d'une rébellion silencieuse : les « panuelos », ces mouchoirs brodés ou décorés au stylo à bille que les prisonniers sud-américains transforment en oeuvres d'art, pour protester contre leurs conditions de détention.

Car jouer avec la matière est encore et toujours une manière de transgresser les interdits et de crier son indignation : « dans certains pays, raccourcir un bas de pantalon, rapprocher la robe du corps ou faire des choix de couleurs ou de motifs, sont des actes rebelles », abonde l'autre commissaire de l'exposition, Christine Athenor.

Après l'engagement des couturiers français Yves Saint Laurent, André Courrèges et Jean-Paul Gaultier, qui ont révolutionné le vestiaire féminin en cassant les codes, c'est désormais au tour du Belge Walter Van Beirendonck d'agiter le monde de la mode avec sa collection « Stop terrorising our world ».

Bien loin des podiums, les « punks tropicalisés » ou « cholombianos » - contraction de « cholo » (gangs établis aux Etats-Unis) et de « colombiano » (colombien) - exhibent au Mexique un métissage de styles pour le moins surprenant, piochant dans le hip-hop et l'iconographie religieuse.

L'exposition du musée Bargoin est un des moments phares du Festival international des textiles extraordinaires (FITE), dont les festivités se tiendront du 20 au 25 septembre à Clermont-Ferrand.

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