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A Milan, frivolité et chic discret recomposent le dressing de l’hiver 2020/21

Publié le
22 févr. 2020
Temps de lecture
6 minutes
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A Milan, la créativité était plus que jamais au rendez-vous ce week-end, révélant les multiples facettes de la femme à travers une mode éclectique, prête à satisfaire toutes les exigences. GCDS célèbre l’exubérance napolitaine, Missoni la beauté de la maille. MSGM se laisse inspirer par une femme-enfant moins innocente qu’il n’y paraît. Chez Philosophy, la jeune fille joue la femme du monde. Tandis qu'Agnona privilégie l’élégance sans âge et Ermanno Scervino un romantisme sobre.
 

GCDS, automne-hiver 2020/21 - ph Dominique Muret


GCDS a convié la fashion sphère à la gare centrale de Milan, samedi, "pour prendre le train et rentrer à la maison, à Naples", nous confie le créateur napolitain Giuliano Calza, qui a lancé en 2015, avec son frère Giordano, la marque street au succès fulgurant. Avec ses pull-overs bleu ciel à l’effigie du club de foot Calcio Napoli et ses mini sacs en forme de cafetière moka dorée, le ton était donné.
 
Cette saison, la maison 100 % made in Italy monte en gamme laissant de côté son aspect très street et un brin décalé, se concentrant sur des produits haut de gamme faisant appel aux artisans napolitains. Exit les tee-shirts et sweaters en coton et les survêts en nylon. Place à de superbes mailles en cachemire, mohair et autres belles laines. Sans oublier le satin en duchesse de soie ou les cristaux, appliqués à la main dans d’innombrables pièces. Quant aux sacs en forme de cœur en plexiglas de la saison dernière, ils sont désormais réalisés dans une maille dorée.

Les bermudas en denim sont toujours là, effilochés, style grunge, mais ils sont associés à des vestes en satin ou des blousons fourrés, tandis que la paire de jeans est recouvertes de brillants. Culottes, tops et shorts sont tricotés en laine mohair ou en torsades. Les logos voyants ont laissé place à un graphisme fluo plus design et discret. Les vêtements s’inscrivent dans une veine plus sobre, à l’exception des robes de soirée à volants en vinyle et de certains modèles scintillants. "C’est une collection plus mûre et haut de gamme, où nos produits restent mettables, fun et désirables", conclut le créateur.

Chez Missoni, les savoir-faire italiens sont également mis en avant, et la maille, spécialité de la maison, célébrée plus que jamais, dans une collection énergique, où s’entrechoquent graphismes et motifs géométriques. Rayures, zigzags, lignes droites ou obliques partent dans tous les sens, sans jamais s’enchevêtrer, dans une symphonie syncopée, à travers des tissages somptueux.
 
L’ensemble fait penser à des architectures mouvantes et la collection semble faite pour la jungle urbaine. Les vestes et manteaux mosaïques, composés de différents pans de tissus jacquard, s’apparentent à de précieuses tapisseries. La maille est partout ! En dehors des tricots et gilets, tout le dressing y passe. Vestes, robes, jupes, pantalons, leggings, tenues de soirée en lurex et jusqu’aux longs gants évasés, style workwear, qui sont tricotés à la main.
 

MSGM, automne-hiver 2020/21 - © PixelFormula


MSGM écrit le deuxième chapitre de son aventure avec Dario Argento, le maître italien de l’épouvante, présent au défilé, avec qui il s'est associé en janvier pour réaliser sa collection masculine. Avec la femme, l’expérience se révèle encore plus excitante. "Je voulais me centrer sur une femme un peu plus adulte. Puis, avec Dario, cela s'est orienté vers un esprit encore plus jeune par rapport à mon style habituel. Du reste, les protagonistes de ses films sont presque toutes des étudiantes", nous raconte en coulisse le directeur créatif Massimo Giorgetti.
 
Résultat : une silhouette à la fois Madame et collégienne en escarpins Mary Jane à talon haut et socquettes blanches. La mini robe à bretelles poivre et sel, parsemée sur le bas de pierres rosées comme des gouttes de sang, s’enfile, les mains gantées de cuir rouge vif, sur une sage chemise blanche… fendue aux coudes. Une autre robe courte en taffetas est ornée quant à elle d'une collerette d’enfant à volants.
 
Les vestes et épais manteaux masculins en laine sombre cachent une explosion de couleurs saturées (jaune, turquoise, vert, fuchsia, etc.) et d’imprimés extraits des affiches des films de Dario Argento. Les chats à neuf queues et autres visages de femmes épouvantées sont repris dans des chemises, jupes plissées et robes fluctuantes. Les coutures des jeans sont surlignées comme au crayon. Les pois s’immiscent dans des corsages ou de fines écharpes en soie nouées au cou, rubans virevoltant au vent,, remplacées parfois par des boas en 'éco-fourrure' colorée. Le soir, la femme sort en tenue lamée or ou argent.
 
Pour Philosophy, le styliste Lorenzo Serafini procède en sens inverse. C’est la jeune fille qui veut jouer à la grande dame et fouille dans l’armoire de maman pour redonner vie à des robes en velours délicieusement seventies, taillées dans les historiques tissus à fleurs de Liberty, en les adaptant à son propre langage de millennial. Le tout accompagné par une bande-son nostalgique avec les tubes de l’époque chantées par Patty Pravo, Amanda Lear et Patrick Juvet qui s’interroge : "Où sont les femmes?”
 
Vestes et pantalons matelassés sont décolorés, tout comme les manteaux et les tricots aux teintes pastel (vert d’eau, vieux rose, lilas, bleu ciel, sauge), puis décorés de franges, nœuds, cristaux et autres applications. Les châles à longues franges se transforment en robes, les grandes couvertures sorties d’une vieille malle, en capes et manteaux. Des blousons en plumes d’autruche allègent l’allure, rajeunie par un twist fashion comme ces pantalons argentés.
 

Agnona, automne-hiver 2020/21 - DR


Registre opposé chez Agnona, où règne un minimalisme épuré à l’extrême. La collection baigne dans une palette neutre de non couleurs (beige, blanc, noir et dérivés), où la maille en cachemire, spécialité de la maison, a la part belle. Tout respire le confort et la douceur, avec des maxi robes tricots embrassant délicatement le corps, des chandails torsadés retombant douillettement en cloche, des manteaux-peignoirs enveloppants noués simplement par une ceinture. Il n'y a pas de place pour le superflu chez la griffe, qui ne tolère les boutons que dans les cardigans et les vestes.
 
Le directeur artistique Simon Holloway poursuit son travail préservant le style élégant intemporel de la maison féminine du groupe Ermenegildo Zegna, en introduisant pour la première fois des looks masculins. Une grande nouveauté puisque le menswear avait disparu depuis 20 ans de l'offre d'Agnona.
 
Là encore, le styliste prône une garde-robe très classique avec des costumes près du corps, une paire de jeans, de longs manteaux et les incontournables tricots, tissés et taillés dans les mêmes matières luxueuses que celles utilisées pour le vestiaire de la femme. Quant à ses chaussettes blanches torsadées en cachemire, elles sont du plus grand chic.
 
La rigueur est de mise aussi chez Ermanno Scervino avec une garde-robe déclinée en noir et blanc, privilégiant les longueurs maxi. La collection est traversée par une discrète touche de romantisme dans ses robes ajourées ou en dentelles, qu'elles soient en cuir ou brodées sur du voile transparent.

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