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21 sept. 2022
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A Milan, la passion selon N°21, l’élégance de Calcaterra

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21 sept. 2022

Les podiums milanais ont dévoilé mercredi des collections très attrayantes pour des femmes, qui s’assument et aiment s’exprimer à travers leurs looks. Ainsi, pour le printemps-été 2023, les couturiers se sont amusés à travailler autour des différentes sensibilités féminines. A l’instar d’Alessandro dell’Acqua qui a exploré la passion, ou encore de Daniele Calcaterra, qui s’est centré sur une femme plus mûre et sûre d’elle.
 

Passion et amour fou pour la maison milanaise - N°21


Le designer et fondateur de la marque de prêt-à-porter N°21 a passé au radar cette saison la figure de l’amant et/ou maîtresse, photographiant à travers un langage très cinématographique les différents états d’âme d’une liaison amoureuse secrète, où sa muse protagoniste, éperdue d’amour, est tour à tour adorée puis délaissée. Non sans un certain humour.
 
Juchées en équilibre sur des mules vertigineuses sans talons apparents, les mannequins interprètent les jeux de l’amour à travers leurs mises. Le tailleur en maille doublé de paillettes d’un rouge vif brillant exprime la passion, certaines tenues fleuries ou égayées de plumes, la joie. Les ensembles jupe serrée et mini top rose poudre, au ventre dénudé, évoquent l’érotisme, tandis que le sexe est suggéré par plusieurs pièces couleur peau (nuisette à volants, chemisier en dentelle, etc.). En particulier, une robe fourreau sinueuse couleur chair et scintillante comme si la femme venait de sortir de son bain toute nue. 

Tristesse et douleur s’incarnent à travers des looks de dark lady, via des minirobes et combinaisons sombres au décolleté plongeant, et toute une série d’habits en chiffon noir transparent. Il ne manque même pas au tableau la robe de mariée… qui n’a jamais été utilisée, et qui a donc été déchirée avec rage, comme l’illustrent les derniers modèles. Il s'agit de tenues blanches ultra-courtes -jupes, vestes, dessous et robes bustiers- comme ébouriffées de fils et non finies, qui ont été réalisées à partir de robes de mariée vintage démontées et recomposées.
 
"C’est une collection faite d’états d’âme, où l’on passe très vite d’une expression à l’autre, de la douceur la plus absolue à la haine totale", résume, en riant, Alessandro Dell’Acqua, qui a travaillé beaucoup sur l’attitude, imaginant son personnage pris sur le fait, obligé de filer en douce avec le petit cardigan boutonné de travers, la chemise froissée, qui sort du pullover, la fermeture éclair de la jupe, restée ouverte, qui laisse entrevoir une paire de slip rouge. Sans parler des soutien-gorge et culottes rétros en satin aux couleurs vives, qui dépassent allègrement des corsages et jouent les vedettes sous les mises transparentes, tandis que les bas en nylon, mal enfilés, tirebouchonnent sur les mollets.
 

Les volumes démesurés de la griffe - Calcaterra

 
C’est un registre totalement opposé que propose Calcaterra, travaillant cette saison sur les volumes. Comme gonflés par le vent, élément inspirateur de cette collection pour le printemps-été 2023, les vêtements prennent des dimensions extra larges, tandis que cet esprit aérien se traduit aussi à travers une série de pièces en macramé réalisées à partir de raphia tressé (tuniques, vestes, pantalons, sacs à longue franges et bottes).
 
Les blazers sont amples et arrondis, la veste classique pour homme, privée de manches, s’élargit outre mesure avec des emmanchures démesurées, se muant en gilet géant. Les chemises blanches privées elles-aussi de manches sont resserrées à la taille par une ceinture noire, pour un effet sablier. Pantalons et bermudas se portent également très amples.
 
Daniele Calcaterra joue sur les contrastes, à travers des superpositions de différents poids, du tissu en lin et du cuir, à la soie et au chiffon ultraléger. Les silhouettes sont principalement monochromes, à dominante blanche ou noire, où s’infiltrent de temps à autres des costumes en cuir vieilli couleur caramel, des robes vert bouteille et quelques ensembles jaune citron.  
 
"Ma femme est toujours très androgyne, avec ce côté masculin que j’aime, mais elle dévoile cette saison de forts accents de sensualité", glisse le styliste en backstage.
 

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